04.04.2008
L'entreprise sous influence psy
L'entreprise sous influence psy
Récemment relevé dans un article des Echos du 1er avril sur "le boom du développement personnel": " Dans le chapeau de l'article, sont évoqués les thèmes comme: la gestion du temps, le développement du leadership et la gestion du stress. Le journaliste sollicite l'avis d'un psychiatre sur les formations se rapportant à ces thèmes. Et de citer: "ce psychiatre n'est pas tendre à l'égard des formations en développement personnel: parmi ses patients, le nombre de salariés stressés, surmenés, dépassés, ne cesse de croître", et d'enchainer sur les propos du psychiatre: " je doute que cette solution soit à la hauteur de l'enjeu". Sur le diagnostic final, je le rejoindrais, mais le sujet qui m'interpelle depuis un certain temps est d'un autre ordre: que viennent faire les psychiatres dans le domaine de l'efficacité professionnelle, du leadership et de la gestion du temps?
Définition de la psychiatrie: "La psychiatrie s'occupe du diagnostic, de la prévention et du traitement des troubles mentaux qui affectent la santé mentale ou physique des enfants (pédopsychiatrie), des adultes et des personnes âgées. Les médecins spécialisés sont appelés psychiatres. Leur formation exige qu'ils aient accompli le cycle complet des études de médecine, puis une formation spécialisée en psychiatrie"
-Définition des troubles mentaux: "Une maladie mentale est une affection qui perturbe la pensée, les sentiments ou le comportement d'une personne de façon suffisamment forte pour rendre son intégration sociale problématique ou pour lui causer souffrance. Elle fait partie du champ d'étude et pratique de la psychiatrie, de la psychopathologie et de certaines branches de la psychologie. Les études de médecine ont pour vocation de préparer les futurs médecins à s'occuper de patients, de malades, de la maladie. Ne nous y trompons pas.
Le champs des maladies psychiatriques est vaste et de nombreuses personnes sont en état de grande souffrance. Je connais des psychiatres ( ceux qui reçoivent les malades relevant de la psychiatrie) qui font un énorme boulot sur les affections psychiatriques qui sont en fortes progression, un peu partout dans le monde: Névrose phobique et obsessionnelle, Dépression, Mélancolie, Schizophrénie, Epilepsie, Délire, Toxicomanie / Alcoolisme, Arriération et Démence, autisme, TOC, etc.. Les années d'études de médecine à l'actif des psychiatres les ont préparé à soigner la maladie, à traiter, à prescrire.
Dans ce cursus, à moins qu'il n'y ait eu des changements radicaux récemment, nul stage en management de l'entreprise, en bonnes pratiques de l'organisation de travail, en leadership, en gestion du temps. Un psychiatre n'a pas pour vocation à savoir ce qu'est une entreprise et encore moins, de ce qu'est la vie en entreprise; il ne connait pas la culture de l'entreprise, le travail en entreprise, il n'a jamais dirigé des collaborateurs, il n'a pas connu la pression du résultat, la gestion par projet, etc. etc.
Le stress au travail a des causes nombreuses, mais quand on est sur le terrain, on se rend compte que l'organisation du travail oblige nombre de personnes à faire le grand écart pour réaliser des objectifs parfois intenables, tout simplement parce que certaines pratiques ne sont pas revues et remises au goût du jour; on se rend compte, lorsque l'on connait le monde de l'entreprise, qu'il suffit parfois d'accompagner tout simplement les personnes en les aidant à identifier plus précisément leurs façon de s'organiser concrètement, en leur permettant de prendre un peu de recul sur certains sujets comme la définition de leur fonction et des responsabilités qui en découlent, en leur permettant d'optimiser leur façon de communiquer etc..
Quand au leadership, quel avis peut avoir un psychiatre sur les compétences liées au leadership? Vraiment, on reste songeur! J'ai un peu de mal à comprendre pourquoi nous trouvons maintenant des psychiatres un peu sur tous les créneaux. Quelle valeur ajoutée? Avoir l'avis d'un psy sur n'importe quel sujet ( la presse féminine les utilise également sur nombre de sujets, bien souvent également très éloignées de leurs domaines) est devenu un fait imposé et à force d'être imposé, admis.
Dangereuse dérive qu'une société qui n'entrevoie plus que le psychiatre comme réponse à chaque sujet, à chaque question soulevée. Un nouveau courant dans les sciences sociales s'intéresse à ce qu'il appelle: "les conséquences culturelles du langage de déficience ": considérez un instant ces termes utilisés pour qualifier le moi: "personnalité impulsive, narcissisme, personnalité antisociale, réactif-dépressif, codépendant, parano, schizo, stressé, personnalité rigide, psycho-rigide, boulimique, addict, autoritaire", tous des termes généralement employés par les professions de santé mentale, sont maintenant devenus communs dans le grand public. Que se passe-t-il quand ce vocabulaire de la déficience humaine, "scientifiquement" légitimé, devient la trousse à outils explicite et commune à tous?
Quand la culture est pourvue d'un discours professionnel qui se présente comme rationnel, qu’il repose sur le concept de déficience, et que les gens sont de plus en plus définis par ce discours, la population des "patients" potentiels ne peut que s'étendre. Cette population, à son tour, conduit la profession à enrichir son vocabulaire et à le diffuser davantage dans notre culture" David Cooperrider
Il ne s'agit pas d'opposer les approches ou d'en exclure une au profit de l'autre, il s'agit de pertinence de contexte, de cohérence. Dans la vie des hommes il y a des contextes, des périodes, concernées par la plainte et la souffrance, par la cicatrisation des blessures et il y en a d'autres concernées par le développement, la motivation, l'énergie, la performance. Les accompagnements des hommes durant ces périodes et s'ils souhaitent être accompagnés, font appel à des formations différentes, à des approches différentes, à des personnes différentes.
Le domaine du développement personnel est certainement un domaine dans lequel il est important de faire la part entre le bon grain et l'ivraie, mais pas plus et pas moins que dans de nombreux domaines.
Nous avons la chance de vivre dans des régions du monde où les personnes peuvent consacrer du temps à des démarches de développement personnel. C'est un luxe et cela s'inscrit dans une démarche de progrès et d'évolution de l'humain pour vivre mieux, pour une certaine qualité de vie. Le développement personnel bien accompagné est un magnifique concept qui intellectuellement est à l'opposé de la pensée psy principalement tournée vers la grande souffrance.
Les concepts de coaching, d'accompagnement professionnels et personnels s'appuient sur les ressources, les talents, les points forts, les apprentissages des personnes pour aller vers des objectifs désirés, souhaités et pour lesquels les personnes sont motivées. Bien compris et bien utilisés, ils sont autant de leviers d'actions qui débouchent sur la responsabilisation et l'autonomie et sur la capacité à projeter sa propre vie.
14:50 Ecrit par dans coaching, Dirigeants, Entrepreneurs, Leadership | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : développement personnel, psychiatrie, les echos, article, le boom du développement personnel
30.03.2008
Efficacité personnelle sans effort et sans stress
Etre bien organisé, avoir une bonne organisation personnelle … il y a comme un petit air d’austérité derrière ces mots. A la limite, on souhaiterait presque ne pas poursuivre la lecture, on sent déjà pointer la fatigue …
Qui pourrait s’élever contre l’idée d’avoir une bonne organisation personnelle. Etre toujours dans un timing juste et équilibré des diverses priorités de sa vie professionnelle et personnelle, avoir éliminé les retard, les urgences, les contrariétés et le stress qui en résulte. Raisonnablement, c’est du bon sens.
Ce genre de bonnes résolutions, se prend dans des moments de courage durant les quels nous sommes momentanément prêts à faire un effort, suite à quelques mésaventures récentes. Mais ici, c’est le mot effort, qui pêche.
En effet, des efforts, nous en faisons tout au long de la journée, de la semaine, de l’année, souvent plus que nous ne pouvons le supporter déjà, de surcroit, le cerveau est naturellement paresseux et économe quant à l’accomplissement de diverses taches nouvelles. Il fonctionne la plupart du temps en pilotage automatique, sur de larges autoroutes neuronales et il faut avoir de sacrés arguments à lui « vendre » pour qu’il accepte de revoir ses trajets habituels.
En revanche, il est très sensible à notre écologie personnelle et à toutes solutions qui promettent une meilleure qualité de vie. Difficile de le convaincre pour l’effort, mais facile de lui faire miroiter, le mieux vivre.
16:35 Ecrit par dans coaching, Dirigeants, Entrepreneurs, stress, vie professionnelle, Zéro tracas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : efficacité personnelle, au travail, stress, effort, pression, coaching, cerveau
26.03.2008
La règle d'or de la communication
Quel est le but de toute communication? Partager de l'information à des fins extrémement variées.
Ce qui compte: que l'information que l'on tente de partager soit au plus prés de ce que nous avons voulu transmettre ou pour faire plus technique que les paquets d'informations partant de l'émetteur soient bien les mêmes qui soient reçus par le récepteur.
C'est assez simple quand il s'agit de télécharger une fiche technique d'un ordinateur à un autre.
C'est beaucoup plus complexe quand il s'agit de partager l'information entre les personnes où tant de critères entrent en ligne de compte.
Heureusement il existe une règle fiable. Je ne sais pas si elle va vous plaire ...
" La signification de votre message c'est la réaction que vous obtenez" - Toute communication verbale ou non verbale qui ne donne pas le résultat escompté est à revoir, encore et encore. Vous avez la responsabilité de la réception du message, c'est celui qui émet le message qui doit s'arranger à trouver les codes qui vont permettre la traduction d'une information qui vient d'une planète (la votre) à destination d'une autre planète (votre interlocuteur). Et donc, non ce n'est pas l'autre, celui qui reçoit l'information, qui est responsable, qui ne comprend rien etc...
Si vous avez besoin de savoir très rapidement ce que l'autre a compris de votre message, demandez lui tout de suite: peux-tu reformuler ce que je viens de dire? Peux tu me dire ce que tu as compris?
C'est à cet instant là que vous pouvez alors vivre un grand moment de solitude :-)
20:50 Ecrit par dans coaching, Communication, Dirigeants, Entrepreneurs, Leadership, Les relations humaines, Vie de couple, Vie personnelle, vie professionnelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communication, communiquer, information, message
20.03.2008
Organisation du travail et stress
A l'heure où une vaste enquête nationale va être lancée sur le stress au travail qui est la cause de 400 000 maladies et 3 à 3,5 millions de journées de travail perdues, qui touche au sein de l'Union européenne 22% des salariés, contre 5% pour le harcèlement et 5% pour les victimes de violence physique ( source: Novethic), qui serait aujourd'hui, selon l'Agence européenne de sécurité et de santé au travail, le problème de santé le plus répandu dans le monde professionnel, il est bon de rappeler que l'organisation du travail joue un rôle de tout premier plan dans ses causes.
Il ne s'agit pas ici de mettre au banc des accusés, de dénoncer ou de désigner un bouc émissaire, il s'agit d'une responsabilité générale, qui commence sur les bancs de l'école et aux premiers rangs desquels on trouve l'ignorance. Ignorance du fonctionnement humain, ignorance des modes de fonctionnement collectif, ignorance de ce que représente un système, un contexte et ignorance de la gestion des interactions entre les hommes et les systèmes et les contextes.
C'est sur ces sujets que j'avais axé mon livre sur le stress dont se servent nombre de professionnels de l'accompagnement, car il m'avait toujours paru un peu simpliste de recommander aux personnes sous pression de seulement mieux respirer, de se détendre ou d'avoir des pensées positives etc..
Pour avoir accompagné nombre de personnes sous pression, on se rend bien vite compte que c'est l'ensemble des méconnaissances citées plus haut, de part et d'autre, génèrent cette pression, ce stress.
En attendant les résultats de cette enquête, je ne peux que recommander (en dehors de la lecture de mon ouvrage :-) ) à toutes les personnes pouvant être concernées - décideurs, Rh de prendre connaissance de ce document (en français)remarquablement fait, rédigé par "Work, Health and organisation" Université de Nottingham, centre collaborateur de l'OMS et publié par l'OMS en 2004. Très concret et pratique il donne de vrais clés aux entreprises, facile à mettre en œuvre.
organisation_travail_stress.pdf
14:55 Ecrit par dans coaching, Dirigeants, Entrepreneurs, Management, stress, vie professionnelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stress, travail, gestion du stress, coaching, entreprise, rapport Xavier Bertrand
29.02.2008
A l'origine de la Confiance
C’est à l’occasion de ce premier grand tournant de l’existence, que notre capital de confiance en soi, va orienter nos premiers choix. Qui suis-je et de quoi suis-je capable ? Quelle opinion ai-je de moi ? Quelles sont mes potentialités, mes capacités ? Selon le niveau de ce capital, certains décideront de se faire confiance et de s’atteler à la réalisation de leurs aspirations, d’autres réévalueront à la baisse leurs perspectives d’avenir en justifiant de façon rationnelle leur choix.
La jauge de notre capital confiance s’avère différente selon qu’il s’agisse du domaine de l’activité professionnelle, de la sphère privée sentimentale, de nos relations en général. En effet, certains pourront se sentir sûrs d’eux et de leurs ressources face à des objectifs professionnels ambitieux mais démunis et même paralysé à l’idée d’envisager une relation intime de qualité avec tel homme ou telle femme. D’autres se sentiront en marge de leurs collègues de bureau, incapables de mener des relations satisfaisantes, qu’ils s’estiment incompris et rejetés ou supérieurs.
La confiance en soi est un processus de construction qui évolue tout au long de notre vie. En règle générale, elle augmente avec le temps. Elle se bâtit à partir de nos croyances et sur la succession de nos expériences, lesquelles se gravent dans notre mémoire au niveau de leur contexte, de leur contenu et surtout de l’émotion qui y est associée. Qu’il s’agisse d’un spectacle de fin d’année où nous avons été applaudis à tout rompre ou d’une humiliation devant nos petits camarades par un adulte, chaque détail de l’événement reste gravé en nous à jamais.
11:05 Ecrit par dans coaching, Communication, Dirigeants, Leadership, stress, Vie personnelle, vie professionnelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : confiance en soi, estime de soi, développement personnel
23.02.2008
Bâtir la confiance en soi (intro)
Tout en évoluant au cœur de forces contradictoires, l’homme, guidé par ses besoins, s’applique à tracer son chemin, à se développer. Il aspire à se réaliser ou à vivre bien, tout simplement. C’est un parcours au cours duquel il va d’abord se construire par mimétisme, dans la dépendance puis se libérer, repousser les influences, s’individualiser et s’autonomiser, et enfin prendre sa place dans le monde. La notion de confiance en soi occupera une place prépondérante dans la réussite de ce processus.
En effet, d’un coté la pression du milieu qui l’accueille, sa famille et son histoire, la société et sa culture constituent la trame rigide qui imprime sa marque sur l’individu, initie des injonctions puissantes et détermine une personnalité, des comportements. De l’autre, les forces innées et puissantes d’un instinct millénaire, l’héritage d’un patrimoine génétique, d’un tempérament, d’un corps qui représentent les contraintes avec lesquels il lui faut composer, tout au long de son existence.
Chacun de nous se présente donc au seuil de l’âge adulte modelé par la multiplicité des messages qu’il a reçu et ingéré, ligoté par l’inné, déjà riche de croyances sur la vie et les gens, sur nous-mêmes, d’expériences. C’est pourtant avec ce capital, ce vécu, qu’il faut donner un sens à sa vie ou tout du moins, occuper son temps. C’est ainsi que l’on se donne des buts, des objectifs que l’on pense pouvoir atteindre.
18:10 Ecrit par dans coaching, Dirigeants, Entrepreneurs, Leadership, Les relations humaines, stress, Vie personnelle, vie professionnelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : confiance en soi, estime de soi, développement personnel
13.02.2008
La communication 100% performante!
Au coeur de la communication, de la vraie communication qui exige la réussite, qui permet au message de passer et d'être reçu à 100%, la notion de cohérence.
La cohérence est un processus qui débouche sur un alignement parfait de la communication verbale et non verbale mais qui va bien au-delà! C'est également là que se joue la notion de charisme.
Le processus de la cohérence c'est:
Je pense et je ressens quelque chose ( on part du principe que vous êtes honnête avec vous-même - ce qui n'est déjà pas une mince affaire)
Je trouve les mots exacts qui vont pouvoir exprimer ce que je pense et ce que je ressens en tenant compte des codes de la communication de mon groupe sociaux culturel.
J'exprime ce que je pense et ce que je ressens avec le ton de voix, le débit de voix, la respiration qui correspondent à ce que je suis en train de dire - exemple d'incohérence - "Tu vas bien?" - Réponse sur un ton de voix atone: "oui très bien." Vous saisissez l'idée? Autre exemple: " il y a un problème?" - Réponse sur un ton de voix coincé et hésitant: " non, aucun problème"
Les expressions de mon corps et les expressions de mon visage correspondent à ce que je suis en train de dire: ici, impossible de tricher. même si vous avez suivi un entrainement intensif - une partie de votre cerveau droit enregistre jusqu'au moindre petit frémissement de la bouche qui ne serait pas conforme à la notion de cohérence et immédiatemment un signal d'alerte se déclenche - comment cela se manifeste t-il? Vous avez une vague sensation de méfiance, vous ne savez pas pourquoi, mais vous ne le "sentez pas". Un exemple de cohérence? Vous gagnez au loto et vous venez d'apprendre la nouvelle. Tout votre corps est transporté de joie, votre ton de voix, ce que vous dites, vos expressions, vos gestes, vos rires. Le langage des gestes et des mimiques, de tout le corps, n'exprime la cohérence que quand il y a une parfaite sincérité, adéquation entre les pensées et ce qui s'exprime.
Enfin il y a la dernière phase et non des moindre: ce sont les comportements et les actes qui suivent: ce que je vais faire ou ne pas faire justement, correspond t-il à ce que j'ai dis sur un ton si convaincant; ( bon accrochez-vous, c'est dur là) je te dis que je t'aime et je ne trouve pas de temps pour toi - ou - dans cette entreprise nous formons une équipe, alors que dans les faits justement, tout démontre qu'il n'y a pas les éléments de confiance, de complémentarité, d'inclusion nécessaires à ce qui constituent les vraies équipes. Bref, toutes les situations quotidiennes de la communication en général, qui font que bien souvent, des signaux partent dans des directions opposées et génèrent de la méfiance.
L'incohérence est toujours en sens unique. Le verbe est court-circuité par le corps, par les comportements et par les actes et les non-actes ( lesquels font passer 90% des messages de communication) qui eux disent vraiment ce qu'ils ont à dire.
je reviendrais sur ces sujets que j'affectionne tout particulièrement.
13:30 Ecrit par dans Communication, Dirigeants, Entrepreneurs, Leadership, Les relations humaines, Management, Vie de couple, Vie personnelle, vie professionnelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communication, charisme, langage, cohérence
10.02.2008
Le coaching pour le Dirigeant
Vous dirigez une entreprise? De par notre expérience, nous savons que vous êtes seul face à des enjeux importants, face à de vraies problématiques pour lesquelles vous devez prendre chaque jour des décisions qui auront des répercussions sur l'avenir de votre entreprise !
Ce sont nos clients dirigeants qui nous le disent, nombre de problèmes auraient pu être évités, s'ils avaient pu avoir cet échange,en amont, dans cet espace unique et privilégié qu'est la relation de coaching, où cohabitent transparence et confiance, non jugement, absolue confidentialité, alliance, coopération, synergie et énergie.
Le dirigeant est isolé et personne ne vient lui rapporter ce qui se passe vraiment dans l'entreprise. Non informé c'est au moment d'une crise qu'il peut découvrir des dysfonctionnements qui duraient depuis un certain temps.
Pourquoi?
Parce toutes les personnes qui l'entourent, que ce soient les collaborateurs, les conseils, les fournisseurs et même les clients, n'osent , ne peuvent ou ne veulent "contrarier" le "patron" ou s'opposer et déclencher son courroux ", parce que l'accès direct et le franc parler sont compliqués.
De plus, les dirigeants sont des "personnalités" souvent avec des "ego" forts. Il sont sûrs d'eux même et ils sont persuadés qu'ils ont raison. C'est à cause de ces caractéristiques qu'ils deviennent dirigeants mais c'est aussi pour cela que ni les amis, ni les proches ne peuvent leur renvoyer une image exacte de leur réalité entrepreneuriale. Le dirigeant n'aime pas qu'on lui assombrisse le "tableau" . Un lien très fort existe entre son identité et son entreprise et il fuit tout feed-back à connotation négative.
Autour du dirigeant, il existe trop d'enjeux dans les interactions qu'il est amené à avoir tout au long de la journée et c'est pour toutes ces raisons, qu'il est d'autant plus isolé.
Un bon coach n'a pas de relation à enjeux avec ses clients. Le coach est un allié inconditionnel mais il n'est pas complaisant. Par son questionnement pertinent, il a pour principale vertu de renvoyer la réalité telle qu'elle est , sans jugement, sans idée préconcue.
Le coach possède une expertise dans le questionnement qui permet de mettre à jour, non seulement la réalité du contexte, la réalité des comportements,les ressources inexplorées à ce jour et potentialités insoupçonnées de son client.
Il se tient aux cotés de son client et il n'a qu'un objectif : la réussite de son "champion". Pour cela,il est très exigeant, il ne devient pas "l'ami", il n'a pas de relation avec son client en dehors de la relation de coaching, il reste dans son rôle et il disparaît quant les objectifs sont atteints.
C'est dans cette posture qu'il garde sa capacité ,à forte valeur ajoutée, à jouer le rôle de celui qui est capable de "renvoyer" la réalité "brut"du contexte et des comportements de son client.
Au fil de la séance ou des séances, grâce à cette alliance, le client coaché met en place les solutions qui donnent les résultats recherchés.
Le dirigeant s'adresse à un coach soit:
- quand il doit faire face à une problématique sérieuse sur la quelle il se sent isolé
- quand il souhaite améliorer ses compétences managériales car il s'aperçoit que: soit ses collaborateurs ont peur de lui, soit parcequ'il a du mal à asseoir une autorité sereine, ou parce qu'il s'interroge sur la mauvaise ambiance où les dysfonctionnements qu'il peut y avoir dans son entreprise et qu'il soupçonne ( souvent à juste titre :-)) qu'il y est peut-être pour quelque chose.
- quand il est devant des challenges à saisir et qu'il s'interroge sur sa capacité à les relever dans le contexte actuel - (ici l'alliance avec son coach joue un rôle déterminant)
- quand il va devoir intervenir en public
- quand il doit préparer une réunion ou un rendez-vous très important - et les débrieffer
- quand il veut réfléchir à une situation et prendre du recul
- quand il va devoir communiquer sur son entreprise ( interviews - presse etc..)
- quand il veut développer son charisme, son leadership, son intelligence émotionnelle et sociale
22:15 Ecrit par dans coaching, Dirigeants, vie professionnelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Coaching, dirigeant, entreprise, management
30.01.2008
Le charisme et la communication
Parlons de la communication verbale, celle que nous nous plaisons à penser qu'elle transmet 100% de nos messages alors qu'elle transmet à peine 10% d'un message de communication - mais 10% qui en font 100% quand nous sommes dans l'écriture juridique par exemple. Vous me suivez?
Nous, les êtres humains, avons développé un concept sophistiqué pour communiquer: le langage parlé et l'écriture.
Pour l'écriture nous avons évolué de l'image ( premières écritures basées sur les images qui font appel au cerveau droit) au symbôle et aux concepts abstraits et régis par nous par le cerveau gauche désormais.
Une manipulation experte des mots et de la grammaire, voilà un énorme pas franchi par l'homme et qui le distingue sans aucun conteste des autres espèces.
Notre langage parlé et écrit nous a permis de traduire et de véhiculer dans le temps et dans l'espace toutes nos représentations, toutes nos images mentales, nous a permis de stocker notre mémoire collective, de garder la connaissance, de la perfectionner, de multiplier les combinaisons de concepts abstraits, de sophistiquer notre pensée et d'élargir nos champs de conscience ( très important) , d'anticiper, de tisser des liens.
"Ce mode de représentation écrit des objets mentaux"(J.P. Changeux) a été décisif à l'échelle de l'humanité et a permis à l'homme de basculer dans des civilisations permettant l'évolution des êtres humains.
A l'échelle de 2 personnes, le language est, en même temps, source de facilité dans la relation et simultanément source de complication, paradoxalement il peut même devenir source d'incompréhension...
13:55 Ecrit par dans coaching, Communication, Dirigeants, Entrepreneurs, Leadership, Les relations humaines, Management, Vie personnelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communication, charisme
23.01.2008
Le charisme
L'acte de communiquer est paradoxalement d'une grande complexité et d'une incroyable simplicité. Le charisme a tout à voir avec notre façon de communiquer.
Charisme, le mot est entré dans notre langage quotidien. En effet nous parlons facilement du charisme d'un dirigeant, d'une personnalité, mais il est chargé d'une histoire et d'une symbolique assez lourde. C'est important de le savoir car cela induit, sans que nous nous en rendions forcément compte, une pression, une tension. En effet, à l'origine, charisme vient du grec et signifie: " faveur, grâce accordée par dieu". ce qui sous entendrait que certaines personnes auraient été touché par le doigt de dieu et d'autre non... et quelque part, nous nous interrogeons. Pourquoi elle ou lui et pas moi? Pire encore pour nous, héritiers d'une civilisation judeo-chrétienne, en théologie le charisme est un : "Don surnaturel extraordinaire octroyé à un croyant ou à un groupe de croyants, pour le bien commun de la communauté".
Dans la vulgarisation du mot charisme, nous entendons le fait qu'il émane d'une personne un pouvoir d'attraction naturelle, une espèce d'évidence à " être" à s'imposer sans que l'on comprenne vraiment ce que cette personne fait au juste puisque l'on ne sent sent pas agressé et qu'au contraire on se sent attiré.
A cet instant là, je vous dirais que les demandes d'accompagnement sur ces sujets sont empreintes d'un: " que pouvez-vous faire pour me donner un semblant de charisme alors que je n'ai pas eu cette chance de recevoir ce don à ma naissance par les bonnes fées"
En fait, je ne sais pas si certaines personnes ont la chance de recevoir la visite des fées à leur naissance :-)), mais l'affaire est bien ailleurs. Elle se trouve dans la façon que nous avons de communiquer et surtout de l'apprentissage que nous avons eu en la matière et là nous rebouclons sur notre introduction.
La communication passe par 2 grands canaux:
la communication verbale
la communication non-verbale
La communication verbale, ce sont les mots que nous choisissons et la façon dont nous allons les agencer pour en faire des phrases que nous prononcerons ou que nous écrirons ( a peu près 10% de nos messages de communication passent par la communication verbale)
La communication non-verbale, c'est 90% de nos messages de communication
A suivre...
17:30 Ecrit par dans coaching, Dirigeants, Entrepreneurs, Leadership, Les relations humaines, Management, Vie personnelle, vie professionnelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communication, charisme






