15.06.2008

3ème stratégie face au danger - affronter

L'affrontement est donc la troisième stratégie qui puisse être adoptée face au danger, à la peur.
Dans le cas de l'affrontement, bien souvent une autre émotion vient se substituer ou vient accompagner la peur, il s'agit de la colère. On ne peut plus tolérer cette situation, et un afflux de catécholamines envahit l'organisme qui va alors se lancer dans l'action; elle sera ensuite suivie d'une deuxième onde issue de l'amygdale qui entretiendra une énergie qui peuvent durer des heures.
Mais c'est ici que le troisième larron, le cortex rationnel va jouer son rôle. Et son rôle justement est la prise de recul et l'examen des faits objectifs ( ou du moins le croit-il).

Donc reprenons:
1er cas, vous envisagez d'affronter parce que vous ne voulez plus ou ne voulez pas subir cette situation. Votre corps boosté par les hormones est en posture guerrière, vous êtes prêt à en découdre. Votre cortex analyse alors les faits, la situation et comme l'objectivité n'existe pas, l'évaluation des ressources est erronée, surévaluée - vous êtes persuadé que vous allez assurer et d'un autre coté, les représentations envoyées par la colère sous forme d'images vous excitent de plus en plus.. vous affrontez - vous perdez.



2ème cas: idem, vous envisagez d'affronter: vous avez toujours le poil dressé, votre cortex évalue la situation et surtout les ressources sont correctement et objectivement recensées ( ce qui fait la différence entre une évaluation du cortex plus ou moins objective pourra être expliqué ultérieurement). Donc vous estimez que vous allez assurer, vous affrontez, vous gagnez.

3ème cas: dans des situations plus extrêmes, il est important de savoir que le cortex peut être court-circuité et que l'action sera en ligne directe avec l'amygdale sans aucune zone tampon. C'est ce qu'en terme plus quotidien on appelle plus communément "pétage de plombs" dont les conséquences peuvent être fatales pour l'ensemble des personnes concernées.

Le conseil: dans l'affrontement, il y a une exacerbation de la situation, on a décider de prendre un raccourci, d'en finir. Le corps est sous l'emprise d'hormones qui procurent de la puissance, de l'énergie, de la force - ce qui veut dire que toutes les conditions sont réunies pour laisser place à la violence qui s'exprimera sous une forme ou une autre. La meilleure recommandation que l'on puisse faire, quelque soit le cas de figure ( sauf si vous avez un lion prêt à vous sauter à la gorge) est de DOUBLER LE TEMPS d'ATTENTE ET DE REFLEXION POUR CREER L'EFFET PRISE DE RECUL.

05.06.2008

2ème stratégie en réponse au danger

0cb25337323d4b91b7749fde708bb850.jpg La fuite peut être la tactique de la sagesse.

En effet, vous avez fait une bonne analyse et vous vous rendez compte que le danger vous semble trop important par rapport aux ressources que vous êtes capable de déployer pour faire face.

Dans la vie de tous les jours, comment cela peut-il se traduire ? En fait, difficile de donner des exemples précis - un exemple valable pour l'un ne le sera pas pour l'autre. Bon mais essayons : vous souhaitez lancer une affaire, ou participer à une aventure entrepreneuriale, on vous a fait une proposition vraiment tentante, il va falloir investir ou on vous demande d'être le garant ; bref la pression est là et après examen et état des lieux, l’affaire est vraiment risquée ou mal préparée ou pas encore mûre et vous concluez que – vous - vous risquez de perdre votre dernière chemise si vous vous engagez. Si l’opération tourne mal – vous- vous serez à la rue...
Peut- être la solution la plus prudente après analyse est de prendre la décision de refuser la pression, les propositions et de décliner l'offre, même si vous aviez montré, pendant un certain temps, un enthousiasme qui a pu susciter quelques espoirs chez le ou les demandeurs... Bon vous voyez l'idée...

Vous n'êtes pas en forme, vous êtes malade, fragile, stressé et votre combativité s'en trouve diminuée. Même si cette attitude ne correspond pas à votre tempérament, l'intelligence est de savoir que certains combats qui ne se livrent pas sont, de fait, une victoire. Dans ce cas de figure, même si vous aviez gagné, ce qu'il aurait fallu mobiliser ou perdre pour gagner vous aurait affligé une sévère défaite. Je m'explique par un autre exemple: vous voulez à tout prix, démasquer et dévoiler les turpitudes mesquines de votre supérieur qui vous a mouché devant vos collègues. Or il se trouve que, Père d'un jeune bébé, vous n'arrivez pas vraiment à l'heure actuellement et que vous baillez fréquemment dans la journée. Peut-être - est-il préférable - en ce moment, de laisser passer l'idée de ce plan vengeur - et de laisser glisser cette affaire, pour l'instant.

La fuite peut être la mauvaise solution
Vous avez mal évalué vos ressources, en fait elles étaient plus importantes que vous ne le pensiez et si vous aviez pris un peu de recul, vous auriez affronté et vous auriez gagné.

Certes, vous n'étiez pas vraiment en position de force, mais cette fois-ci, un pas de trop avait été franchi par « l’attaquant » (généralement l'autre personne sait qu'elle a franchi une limite et en fait il s'agit d'un test ultime pour franchir une étape clé dans la prise de pouvoir) et vous auriez dû marquer nettement votre territoire pour préserver, en fait, les rapports futurs…

Pas toujours évident…

En conclusion: Quand vous êtes conscient d’une menace, d’un danger : prenez du recul, échanger avec une personne neutre et non concerné par l'"affaire" en question et examinez alors si la fuite est la bonne ou la mauvaise option.

22.05.2008

Première stratégie en réponse au danger

91422e40d43376f0ee855e563ce8d6af.jpg L'évitement où ce que l'on appelle plus communément la politique de l'autruche est une réponse assez répandue. On sait que le danger pointe le bout de son nez, on est angoissé, mais on fait comme si de rien n'existait.

Alors pourquoi? Plusieurs réponses :

On a fait des erreurs qui peuvent être lourdes de conséquences, et naïvement, comme les enfants, on espère qu'elles passeront inaperçues. On sait que prix à payer va être important, dans les faits - et surtout, que notre image va être sérieusement malmenée. Petite parenthèse - Il est important de comprendre que pour nous tous, notre identité, se forge grâce aux allers-retours constants qui témoignent de l’approbation de nos faits et actes dans le regard des autres et donc par effet retour, de nous-mêmes. Les autres étant, d'abord nos parents, notre famille, l'école, les amis, la société, l'entreprise etc..

Notre identité qui s'enrichit jour après jour, prend la forme d'une certaine idée que nous avons de nous-mêmes, d'une certaine image que nous pensons que les autres ont de nous. Nous y tenons beaucoup et c'est normal.

Plus nous grandissons, plus il est important d'être capable de faire le tri des personnes avec lesquelles ces "allers-retours" pèsent dans la construction de notre identité. Pour certains d'entre nous, ils attacheront plus d'importance qu'il ne le faudrait à l'image qu'ils peuvent représenter aux yeux d'un peu trop de monde. Ils sont donc plus vulnérables et, plus que d'autres, ils se sentiront extrêmement menacé par tout événement susceptible d'écorner cette image.

L'autre raison à l'évitement est que si on reconnait la menace en tant que telle, il va falloir prendre des mesures qui vont impliquer d'importants changements, que pour des raisons x ou y, nous n'avons pas envie de faire pour l'instant où pour lesquels nous ne sommes pas prêts où qui vont nous faire perdre un certains nombre d'avantages.

Et c’est ainsi que l’angoisse et la peur perdurent et se transforment en stress permanent …

15.05.2008

Peur, menace, danger et autres passe temps de la vie quotidienne

4a103e41ad12ed7e09f5f6e20b590a6c.jpg Notre cerveau si complexe fonctionne paradoxalement sur des fondamentaux simples. En fait, à longueur de journée, seulement deux choses l'intéressent:

- Comment nous éviter la douleur
- Où trouver des sources de plaisirs
Eviter et rechercher. Voilà les bases.

Donc, cette puissante machine, passe son temps à scanner l'environnement minutieusement à la recherche des dangers, menaces ou plaisirs et aucun détail ne lui échappe. Heureusement, car sinon, le simple fait de sortir de chez soi et de traverser une rue pourrait signer notre arrêt de mort.

Donc il prend soin de nous, il veille, sans que nous en soyons bien conscient, et règle d'ailleurs nombre de petits problèmes dans son coin ( les réflexes), sauf quand les signaux de menace ou de plaisir vont nécessiter notre intervention pro-active.
Les menaces et dangers sont quotidiens et sont bien susceptibles de nous occasionner une douleur. La première chose utile que fait notre cerveau en cas d'alerte forte, est de nous envoyer, par le biais de messagers chimiques, une émotion que nous ressentons à travers tout notre corps. Je vous fais grâce de tout le mécanisme interne pour arriver directement sur la peur.

La peur est l'état interne que nous fréquentons le plus souvent. Nous avons peur de tout un tas de choses et en permanence. Peur de ne pouvoir assurer sa sécurité matérielle, peur d'être rejeté par les autres, peur de ne pas être aimé, peur de demander, peur d'échouer, peur de nous exprimer, peur de perdre, peur de manquer, peur de l'autre, peur de tomber malade, peur de vivre, peur de mourir physiquement ou virtuellement.

En fait nous devons constamment répondre à toutes ces peurs. C'est comme cela que nous avons évolué.

Alors comment nous y prenons-nous pour répondre correctement à toutes ces peurs et les traiter (ou pas) au même titre que nos affaires courantes.

1ère solution: L'évitement - faire comme si le danger ou la menace n'existait pas
2ème solution: la fuite - la menace ou le danger sont vraiment trop importants et nous pensons, nous croyons que n'avons pas de réponse.
3ème solution : affronter

Nous détaillerons ces trois attitudes dans les prochains billets.

04.04.2008

L'entreprise sous influence psy

f2bb8227bf7323f405115590d6b7520c.jpg L'entreprise sous influence psy

Récemment relevé dans un article des Echos du 1er avril sur "le boom du développement personnel": " Dans le chapeau de l'article, sont évoqués les thèmes comme: la gestion du temps, le développement du leadership et la gestion du stress. Le journaliste sollicite l'avis d'un psychiatre sur les formations se rapportant à ces thèmes. Et de citer: "ce psychiatre n'est pas tendre à l'égard des formations en développement personnel: parmi ses patients, le nombre de salariés stressés, surmenés, dépassés, ne cesse de croître", et d'enchainer sur les propos du psychiatre: " je doute que cette solution soit à la hauteur de l'enjeu". Sur le diagnostic final, je le rejoindrais, mais le sujet qui m'interpelle depuis un certain temps est d'un autre ordre: que viennent faire les psychiatres dans le domaine de l'efficacité professionnelle, du leadership et de la gestion du temps?

Définition de la psychiatrie: "La psychiatrie s'occupe du diagnostic, de la prévention et du traitement des troubles mentaux qui affectent la santé mentale ou physique des enfants (pédopsychiatrie), des adultes et des personnes âgées. Les médecins spécialisés sont appelés psychiatres. Leur formation exige qu'ils aient accompli le cycle complet des études de médecine, puis une formation spécialisée en psychiatrie"

-Définition des troubles mentaux: "Une maladie mentale est une affection qui perturbe la pensée, les sentiments ou le comportement d'une personne de façon suffisamment forte pour rendre son intégration sociale problématique ou pour lui causer souffrance. Elle fait partie du champ d'étude et pratique de la psychiatrie, de la psychopathologie et de certaines branches de la psychologie. Les études de médecine ont pour vocation de préparer les futurs médecins à s'occuper de patients, de malades, de la maladie. Ne nous y trompons pas.
Le champs des maladies psychiatriques est vaste et de nombreuses personnes sont en état de grande souffrance. Je connais des psychiatres ( ceux qui reçoivent les malades relevant de la psychiatrie) qui font un énorme boulot sur les affections psychiatriques qui sont en fortes progression, un peu partout dans le monde: Névrose phobique et obsessionnelle, Dépression, Mélancolie, Schizophrénie, Epilepsie, Délire, Toxicomanie / Alcoolisme, Arriération et Démence, autisme, TOC, etc.. Les années d'études de médecine à l'actif des psychiatres les ont préparé à soigner la maladie, à traiter, à prescrire.

Dans ce cursus, à moins qu'il n'y ait eu des changements radicaux récemment, nul stage en management de l'entreprise, en bonnes pratiques de l'organisation de travail, en leadership, en gestion du temps. Un psychiatre n'a pas pour vocation à savoir ce qu'est une entreprise et encore moins, de ce qu'est la vie en entreprise; il ne connait pas la culture de l'entreprise, le travail en entreprise, il n'a jamais dirigé des collaborateurs, il n'a pas connu la pression du résultat, la gestion par projet, etc. etc.

Le stress au travail a des causes nombreuses, mais quand on est sur le terrain, on se rend compte que l'organisation du travail oblige nombre de personnes à faire le grand écart pour réaliser des objectifs parfois intenables, tout simplement parce que certaines pratiques ne sont pas revues et remises au goût du jour; on se rend compte, lorsque l'on connait le monde de l'entreprise, qu'il suffit parfois d'accompagner tout simplement les personnes en les aidant à identifier plus précisément leurs façon de s'organiser concrètement, en leur permettant de prendre un peu de recul sur certains sujets comme la définition de leur fonction et des responsabilités qui en découlent, en leur permettant d'optimiser leur façon de communiquer etc..

Quand au leadership, quel avis peut avoir un psychiatre sur les compétences liées au leadership? Vraiment, on reste songeur! J'ai un peu de mal à comprendre pourquoi nous trouvons maintenant des psychiatres un peu sur tous les créneaux. Quelle valeur ajoutée? Avoir l'avis d'un psy sur n'importe quel sujet ( la presse féminine les utilise également sur nombre de sujets, bien souvent également très éloignées de leurs domaines) est devenu un fait imposé et à force d'être imposé, admis.

Dangereuse dérive qu'une société qui n'entrevoie plus que le psychiatre comme réponse à chaque sujet, à chaque question soulevée. Un nouveau courant dans les sciences sociales s'intéresse à ce qu'il appelle: "les conséquences culturelles du langage de déficience ": considérez un instant ces termes utilisés pour qualifier le moi: "personnalité impulsive, narcissisme, personnalité antisociale, réactif-dépressif, codépendant, parano, schizo, stressé, personnalité rigide, psycho-rigide, boulimique, addict, autoritaire", tous des termes généralement employés par les professions de santé mentale, sont maintenant devenus communs dans le grand public. Que se passe-t-il quand ce vocabulaire de la déficience humaine, "scientifiquement" légitimé, devient la trousse à outils explicite et commune à tous?
Quand la culture est pourvue d'un discours professionnel qui se présente comme rationnel, qu’il repose sur le concept de déficience, et que les gens sont de plus en plus définis par ce discours, la population des "patients" potentiels ne peut que s'étendre. Cette population, à son tour, conduit la profession à enrichir son vocabulaire et à le diffuser davantage dans notre culture" David Cooperrider

Il ne s'agit pas d'opposer les approches ou d'en exclure une au profit de l'autre, il s'agit de pertinence de contexte, de cohérence. Dans la vie des hommes il y a des contextes, des périodes, concernées par la plainte et la souffrance, par la cicatrisation des blessures et il y en a d'autres concernées par le développement, la motivation, l'énergie, la performance. Les accompagnements des hommes durant ces périodes et s'ils souhaitent être accompagnés, font appel à des formations différentes, à des approches différentes, à des personnes différentes.

Le domaine du développement personnel est certainement un domaine dans lequel il est important de faire la part entre le bon grain et l'ivraie, mais pas plus et pas moins que dans de nombreux domaines.

Nous avons la chance de vivre dans des régions du monde où les personnes peuvent consacrer du temps à des démarches de développement personnel. C'est un luxe et cela s'inscrit dans une démarche de progrès et d'évolution de l'humain pour vivre mieux, pour une certaine qualité de vie. Le développement personnel bien accompagné est un magnifique concept qui intellectuellement est à l'opposé de la pensée psy principalement tournée vers la grande souffrance.
Les concepts de coaching, d'accompagnement professionnels et personnels s'appuient sur les ressources, les talents, les points forts, les apprentissages des personnes pour aller vers des objectifs désirés, souhaités et pour lesquels les personnes sont motivées. Bien compris et bien utilisés, ils sont autant de leviers d'actions qui débouchent sur la responsabilisation et l'autonomie et sur la capacité à projeter sa propre vie.

26.03.2008

La règle d'or de la communication

cc8d9191e3130ec7590c46035dfb4e16.jpg Quel est le but de toute communication? Partager de l'information à des fins extrémement variées.

Ce qui compte: que l'information que l'on tente de partager soit au plus prés de ce que nous avons voulu transmettre ou pour faire plus technique que les paquets d'informations partant de l'émetteur soient bien les mêmes qui soient reçus par le récepteur.

C'est assez simple quand il s'agit de télécharger une fiche technique d'un ordinateur à un autre.

C'est beaucoup plus complexe quand il s'agit de partager l'information entre les personnes où tant de critères entrent en ligne de compte.

Heureusement il existe une règle fiable. Je ne sais pas si elle va vous plaire ...

" La signification de votre message c'est la réaction que vous obtenez" - Toute communication verbale ou non verbale qui ne donne pas le résultat escompté est à revoir, encore et encore. Vous avez la responsabilité de la réception du message, c'est celui qui émet le message qui doit s'arranger à trouver les codes qui vont permettre la traduction d'une information qui vient d'une planète (la votre) à destination d'une autre planète (votre interlocuteur). Et donc, non ce n'est pas l'autre, celui qui reçoit l'information, qui est responsable, qui ne comprend rien etc...

Si vous avez besoin de savoir très rapidement ce que l'autre a compris de votre message, demandez lui tout de suite: peux-tu reformuler ce que je viens de dire? Peux tu me dire ce que tu as compris?

C'est à cet instant là que vous pouvez alors vivre un grand moment de solitude :-)

29.02.2008

A l'origine de la Confiance

d646af92b92eebd04913e1d643b72674.jpg C’est à l’occasion de ce premier grand tournant de l’existence, que notre capital de confiance en soi, va orienter nos premiers choix. Qui suis-je et de quoi suis-je capable ? Quelle opinion ai-je de moi ? Quelles sont mes potentialités, mes capacités ? Selon le niveau de ce capital, certains décideront de se faire confiance et de s’atteler à la réalisation de leurs aspirations, d’autres réévalueront à la baisse leurs perspectives d’avenir en justifiant de façon rationnelle leur choix.

La jauge de notre capital confiance s’avère différente selon qu’il s’agisse du domaine de l’activité professionnelle, de la sphère privée sentimentale, de nos relations en général. En effet, certains pourront se sentir sûrs d’eux et de leurs ressources face à des objectifs professionnels ambitieux mais démunis et même paralysé à l’idée d’envisager une relation intime de qualité avec tel homme ou telle femme. D’autres se sentiront en marge de leurs collègues de bureau, incapables de mener des relations satisfaisantes, qu’ils s’estiment incompris et rejetés ou supérieurs.

La confiance en soi est un processus de construction qui évolue tout au long de notre vie. En règle générale, elle augmente avec le temps. Elle se bâtit à partir de nos croyances et sur la succession de nos expériences, lesquelles se gravent dans notre mémoire au niveau de leur contexte, de leur contenu et surtout de l’émotion qui y est associée. Qu’il s’agisse d’un spectacle de fin d’année où nous avons été applaudis à tout rompre ou d’une humiliation devant nos petits camarades par un adulte, chaque détail de l’événement reste gravé en nous à jamais.

23.02.2008

Bâtir la confiance en soi (intro)

fe88fc37bc4f007106ecfec267094e75.jpg Tout en évoluant au cœur de forces contradictoires, l’homme, guidé par ses besoins, s’applique à tracer son chemin, à se développer. Il aspire à se réaliser ou à vivre bien, tout simplement. C’est un parcours au cours duquel il va d’abord se construire par mimétisme, dans la dépendance puis se libérer, repousser les influences, s’individualiser et s’autonomiser, et enfin prendre sa place dans le monde. La notion de confiance en soi occupera une place prépondérante dans la réussite de ce processus.

En effet, d’un coté la pression du milieu qui l’accueille, sa famille et son histoire, la société et sa culture constituent la trame rigide qui imprime sa marque sur l’individu, initie des injonctions puissantes et détermine une personnalité, des comportements. De l’autre, les forces innées et puissantes d’un instinct millénaire, l’héritage d’un patrimoine génétique, d’un tempérament, d’un corps qui représentent les contraintes avec lesquels il lui faut composer, tout au long de son existence.

Chacun de nous se présente donc au seuil de l’âge adulte modelé par la multiplicité des messages qu’il a reçu et ingéré, ligoté par l’inné, déjà riche de croyances sur la vie et les gens, sur nous-mêmes, d’expériences. C’est pourtant avec ce capital, ce vécu, qu’il faut donner un sens à sa vie ou tout du moins, occuper son temps. C’est ainsi que l’on se donne des buts, des objectifs que l’on pense pouvoir atteindre.

13.02.2008

La communication 100% performante!

6031774cacd5066f3cc3dc79d60664d2.jpg Au coeur de la communication, de la vraie communication qui exige la réussite, qui permet au message de passer et d'être reçu à 100%, la notion de cohérence.

La cohérence est un processus qui débouche sur un alignement parfait de la communication verbale et non verbale mais qui va bien au-delà! C'est également là que se joue la notion de charisme.

Le processus de la cohérence c'est:

Je pense et je ressens quelque chose ( on part du principe que vous êtes honnête avec vous-même - ce qui n'est déjà pas une mince affaire)

Je trouve les mots exacts qui vont pouvoir exprimer ce que je pense et ce que je ressens en tenant compte des codes de la communication de mon groupe sociaux culturel.

J'exprime ce que je pense et ce que je ressens avec le ton de voix, le débit de voix, la respiration qui correspondent à ce que je suis en train de dire - exemple d'incohérence - "Tu vas bien?" - Réponse sur un ton de voix atone: "oui très bien." Vous saisissez l'idée? Autre exemple: " il y a un problème?" - Réponse sur un ton de voix coincé et hésitant: " non, aucun problème"

Les expressions de mon corps et les expressions de mon visage correspondent à ce que je suis en train de dire: ici, impossible de tricher. même si vous avez suivi un entrainement intensif - une partie de votre cerveau droit enregistre jusqu'au moindre petit frémissement de la bouche qui ne serait pas conforme à la notion de cohérence et immédiatemment un signal d'alerte se déclenche - comment cela se manifeste t-il? Vous avez une vague sensation de méfiance, vous ne savez pas pourquoi, mais vous ne le "sentez pas". Un exemple de cohérence? Vous gagnez au loto et vous venez d'apprendre la nouvelle. Tout votre corps est transporté de joie, votre ton de voix, ce que vous dites, vos expressions, vos gestes, vos rires. Le langage des gestes et des mimiques, de tout le corps, n'exprime la cohérence que quand il y a une parfaite sincérité, adéquation entre les pensées et ce qui s'exprime.

Enfin il y a la dernière phase et non des moindre: ce sont les comportements et les actes qui suivent: ce que je vais faire ou ne pas faire justement, correspond t-il à ce que j'ai dis sur un ton si convaincant; ( bon accrochez-vous, c'est dur là) je te dis que je t'aime et je ne trouve pas de temps pour toi - ou - dans cette entreprise nous formons une équipe, alors que dans les faits justement, tout démontre qu'il n'y a pas les éléments de confiance, de complémentarité, d'inclusion nécessaires à ce qui constituent les vraies équipes. Bref, toutes les situations quotidiennes de la communication en général, qui font que bien souvent, des signaux partent dans des directions opposées et génèrent de la méfiance.

L'incohérence est toujours en sens unique. Le verbe est court-circuité par le corps, par les comportements et par les actes et les non-actes ( lesquels font passer 90% des messages de communication) qui eux disent vraiment ce qu'ils ont à dire.

je reviendrais sur ces sujets que j'affectionne tout particulièrement.

30.01.2008

Le charisme et la communication

0c73a09737ccd972bc55704e44f72636.jpg Parlons de la communication verbale, celle que nous nous plaisons à penser qu'elle transmet 100% de nos messages alors qu'elle transmet à peine 10% d'un message de communication - mais 10% qui en font 100% quand nous sommes dans l'écriture juridique par exemple. Vous me suivez?

Nous, les êtres humains, avons développé un concept sophistiqué pour communiquer: le langage parlé et l'écriture.
Pour l'écriture nous avons évolué de l'image ( premières écritures basées sur les images qui font appel au cerveau droit) au symbôle et aux concepts abstraits et régis par nous par le cerveau gauche désormais.

Une manipulation experte des mots et de la grammaire, voilà un énorme pas franchi par l'homme et qui le distingue sans aucun conteste des autres espèces.

Notre langage parlé et écrit nous a permis de traduire et de véhiculer dans le temps et dans l'espace toutes nos représentations, toutes nos images mentales, nous a permis de stocker notre mémoire collective, de garder la connaissance, de la perfectionner, de multiplier les combinaisons de concepts abstraits, de sophistiquer notre pensée et d'élargir nos champs de conscience ( très important) , d'anticiper, de tisser des liens.

"Ce mode de représentation écrit des objets mentaux"(J.P. Changeux) a été décisif à l'échelle de l'humanité et a permis à l'homme de basculer dans des civilisations permettant l'évolution des êtres humains.

A l'échelle de 2 personnes, le language est, en même temps, source de facilité dans la relation et simultanément source de complication, paradoxalement il peut même devenir source d'incompréhension...

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