15.06.2008
3ème stratégie face au danger - affronter
L'affrontement est donc la troisième stratégie qui puisse être adoptée face au danger, à la peur.
Dans le cas de l'affrontement, bien souvent une autre émotion vient se substituer ou vient accompagner la peur, il s'agit de la colère. On ne peut plus tolérer cette situation, et un afflux de catécholamines envahit l'organisme qui va alors se lancer dans l'action; elle sera ensuite suivie d'une deuxième onde issue de l'amygdale qui entretiendra une énergie qui peuvent durer des heures.
Mais c'est ici que le troisième larron, le cortex rationnel va jouer son rôle. Et son rôle justement est la prise de recul et l'examen des faits objectifs ( ou du moins le croit-il).
Donc reprenons:
1er cas, vous envisagez d'affronter parce que vous ne voulez plus ou ne voulez pas subir cette situation. Votre corps boosté par les hormones est en posture guerrière, vous êtes prêt à en découdre. Votre cortex analyse alors les faits, la situation et comme l'objectivité n'existe pas, l'évaluation des ressources est erronée, surévaluée - vous êtes persuadé que vous allez assurer et d'un autre coté, les représentations envoyées par la colère sous forme d'images vous excitent de plus en plus.. vous affrontez - vous perdez.
2ème cas: idem, vous envisagez d'affronter: vous avez toujours le poil dressé, votre cortex évalue la situation et surtout les ressources sont correctement et objectivement recensées ( ce qui fait la différence entre une évaluation du cortex plus ou moins objective pourra être expliqué ultérieurement). Donc vous estimez que vous allez assurer, vous affrontez, vous gagnez.
3ème cas: dans des situations plus extrêmes, il est important de savoir que le cortex peut être court-circuité et que l'action sera en ligne directe avec l'amygdale sans aucune zone tampon. C'est ce qu'en terme plus quotidien on appelle plus communément "pétage de plombs" dont les conséquences peuvent être fatales pour l'ensemble des personnes concernées.
Le conseil: dans l'affrontement, il y a une exacerbation de la situation, on a décider de prendre un raccourci, d'en finir. Le corps est sous l'emprise d'hormones qui procurent de la puissance, de l'énergie, de la force - ce qui veut dire que toutes les conditions sont réunies pour laisser place à la violence qui s'exprimera sous une forme ou une autre. La meilleure recommandation que l'on puisse faire, quelque soit le cas de figure ( sauf si vous avez un lion prêt à vous sauter à la gorge) est de DOUBLER LE TEMPS d'ATTENTE ET DE REFLEXION POUR CREER L'EFFET PRISE DE RECUL.
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07.06.2008
Vous êtes carthésien? Aie aie aie...
Vu l'autre soir dans l'émission ce soir ou jamais. Les neurosciences, la neurobiologie.
Vraiment songeuse de voir qu'à l'époque du savoir disponible assez facilement, les croyances anciennes ont la vie dure. Comment dire...
Depuis 10 ans maintenant, nous savons que les émotions jouent un rôle primordial à chaque instant, à chaque seconde de notre existence. Présentes en permanence, telles, un courant puissant irrigant chaque neurones, elles évaluent en permanence les situations. Et oui, c'est leur travail... sinon nous n'existerions plus depuis longtemps... Cependant, chose incroyable, elles sont restées pendant très longtemps dans les coulisses de notre théâtre quotidien ( pour des raisons dont nous pourrons débattre ultérieurement). Fiers ( et il y a de quoi) de notre cerveau pensant tout neuf, le cortex, nous avons voulu ignorer les soubassements de nos précédents cerveaux!
Depuis que les concepts ont fait leur apparitions (entendez par là: le langage, l'écriture et tout ce qui en découle), il n'y en a plus que pour eux :-) et donc le monde s'est divisé en deux. D'un coté les émotions, de l'autre les pensées, le rationnel, la logique. Les émotions caricaturales cantonnées au rôle de la peur, de la colère, du bonheur, de la tristesse, sont perçues comme des "trucs" de fille, des etats internes difficilement maitrisables, qu'il faut donc remiser au placard et ressortir pour les grandes occasions, décès, naissance, mariage etc..
Le reste du temps, nous serions donc livrés au cortex gauche, des êtres déconnectés, ne fonctionnant qu'avec une partie de nos neurones...
Cette façon d'envisager les comportements humains a été remise en cause, notamment par Damasio. Nous savons aujourd'hui que Descartes avait tort. L'homme n'est pas un être soit soumis à des émotions, soit rationnel.. Les cerveaux cohabitent, sont complémentaires, échangent de l'information en permanence.
Bien évidemment, les émotions d'arrière plan, présentes en permanence, influent sur nos raisonnements et surtout sur nos décisions.
Imaginez, vous raisonnez de façon la plus cartésienne qu'il soit, mais sous l'influence d'un courant émotionnel d'arrière plan "rouge", car "votre amygdale" a enregistré nombre de signaux qui sont en fait des informations dont la plupart n'arrivent pas jusqu'à votre niveau de conscience. C'est justement une autre façon de recevoir des informations... Au final, à la suite de votre raisonnement, une décision prise aura cette coloration rouge.
Si le raisonnement s'effectue sur un courant émotionnel de fond bleu la décision sera teintée par le bleu et elle sera différente.
En fait c'est l'émotion qui fait que vous prenez une décision. L'instant de la décision est une conjonction d'une foultitude d'informations conscientes et inconscientes; mais vous tranchez au moment d'un pic émotionnel. Et finalement c'est normal, car c'est la fonction même de l'émotion.
Ce qui nous dérange ici, c'est le fait même d'avoir à reconnaitre que nous ne contrôlons pas tout le process et qu'a notre insu, certains blocs d'informations dont nous ne sommes pas conscients ont joué un rôle, peut-être déterminant.
C'est un changement de paradigme qui est obligé d'intégrer des notions de confiance et de lâcher prise mais surtout qui lance un signal fort que l'homme doit poursuivre sa démarche de "conscientisation" et être capable de prendre des temps de pause pour s'observer, s'écouter, se décrypter et amener certaines informations jusqu'à son niveau de conscience. Voila le message ancien empreint de sagesse qui remonte une nouvelle fois à la surface: " Connais-toi, toi-même"
Ci dessous quelques informations plus techniques prises sur le site: le cerveau
"comment des recherches en neuropsychologie montrent que les émotions contribuent à la cognition.
Face à une situation où leur survie est en jeu, tous les êtres vivants, dotés d'un répertoire fourni de comportements sont confrontés à la nécessité de choisir. Les humains représentent le modèle par excellence des êtres soumis à cette règle. Nous sommes en effet, parmi les êtres animés, les plus capables d'avoir une perception fine du monde qui nous entoure et de concevoir de nombreuses réponses différentes aux situations changeantes qui se présentent. Dans la tradition philosophique occidentale, les processus de prise de décision sont rapportes à notre faculté de penser, à notre aptitude à raisonner correctement sur les différentes possibilités d'action qui nous sont offertes. Cependant, les résultats des recherches neurologiques et psychologiques de ces quinze dernières années nous obligent à réviser notre point de vue. Ils nous invitent à revoir la manière dont nous comprenons les mécanismes de la décision et à ouvrir la porte à un acteur inattendu: l'émotion.
Il existe, dans les profondeurs de chaque lobe temporal du cerveau humain, une petite structure appelée "amygdale". On l'a nommée ainsi car elle a, chez l'homme, à peu près l'aspect et la taille d'une amande (en latin amygdala). On a montré que, chez l'animal, la fonction essentielle de cette structure cérébrale est d'attribuer une signification émotionnelle aux stimulus sensoriels qui lui parviennent du monde extérieur. Lorsque l'amygdale reçoit un ou plusieurs de ces stimulus, elle en fait une rapide évaluation et présente au cerveau une sorte de "rapport" sur ce que l'organisme doit en attendre. L'amygdale évalue le contenu du stimulus comme quelque chose de prometteur et de désirable, dont il convient de s'approcher, ou bien elle le classe comme un objet dangereux qu'il faut fuir. Pour procéder à cette évaluation rapide, l'amygdale fait appel à une information préprogrammée assez rigide, "engrammée" dans les circuits cérébraux de manière innée. Elle dispose aussi de l'information acquise peu à peu, tout au long de la vie de l'individu, dont les traces s'accumulent dans notre cerveau sous forme de souvenirs, conscients ou non." source - le cerveau
11:30 Ecrit par CE BLOG dans Communication , Entrepreneurs , Les relations humaines , Management , motivation , Stratégie , stress , Vie personnelle , vie professionnelle , Zéro tracas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : émotions, communication, cerveau, peur, danger, stress
05.06.2008
2ème stratégie en réponse au danger
La fuite peut être la tactique de la sagesse.
En effet, vous avez fait une bonne analyse et vous vous rendez compte que le danger vous semble trop important par rapport aux ressources que vous êtes capable de déployer pour faire face.
Dans la vie de tous les jours, comment cela peut-il se traduire ? En fait, difficile de donner des exemples précis - un exemple valable pour l'un ne le sera pas pour l'autre. Bon mais essayons : vous souhaitez lancer une affaire, ou participer à une aventure entrepreneuriale, on vous a fait une proposition vraiment tentante, il va falloir investir ou on vous demande d'être le garant ; bref la pression est là et après examen et état des lieux, l’affaire est vraiment risquée ou mal préparée ou pas encore mûre et vous concluez que – vous - vous risquez de perdre votre dernière chemise si vous vous engagez. Si l’opération tourne mal – vous- vous serez à la rue...
Peut- être la solution la plus prudente après analyse est de prendre la décision de refuser la pression, les propositions et de décliner l'offre, même si vous aviez montré, pendant un certain temps, un enthousiasme qui a pu susciter quelques espoirs chez le ou les demandeurs... Bon vous voyez l'idée...
Vous n'êtes pas en forme, vous êtes malade, fragile, stressé et votre combativité s'en trouve diminuée. Même si cette attitude ne correspond pas à votre tempérament, l'intelligence est de savoir que certains combats qui ne se livrent pas sont, de fait, une victoire. Dans ce cas de figure, même si vous aviez gagné, ce qu'il aurait fallu mobiliser ou perdre pour gagner vous aurait affligé une sévère défaite. Je m'explique par un autre exemple: vous voulez à tout prix, démasquer et dévoiler les turpitudes mesquines de votre supérieur qui vous a mouché devant vos collègues. Or il se trouve que, Père d'un jeune bébé, vous n'arrivez pas vraiment à l'heure actuellement et que vous baillez fréquemment dans la journée. Peut-être - est-il préférable - en ce moment, de laisser passer l'idée de ce plan vengeur - et de laisser glisser cette affaire, pour l'instant.
La fuite peut être la mauvaise solution
Vous avez mal évalué vos ressources, en fait elles étaient plus importantes que vous ne le pensiez et si vous aviez pris un peu de recul, vous auriez affronté et vous auriez gagné.
Certes, vous n'étiez pas vraiment en position de force, mais cette fois-ci, un pas de trop avait été franchi par « l’attaquant » (généralement l'autre personne sait qu'elle a franchi une limite et en fait il s'agit d'un test ultime pour franchir une étape clé dans la prise de pouvoir) et vous auriez dû marquer nettement votre territoire pour préserver, en fait, les rapports futurs…
Pas toujours évident…
En conclusion: Quand vous êtes conscient d’une menace, d’un danger : prenez du recul, échanger avec une personne neutre et non concerné par l'"affaire" en question et examinez alors si la fuite est la bonne ou la mauvaise option.
19:50 Ecrit par CE BLOG dans coaching , Communication , Entrepreneurs , Leadership , Les relations humaines , Management , Stratégie , stress , vie professionnelle , Zéro tracas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stratégie, stress, fuite, danger, peur
28.05.2008
Et vous comment croisez-vous les jambes et les bras?
Pris sur Medisite 2 petits entrefilets sur le langage non verbal dont nous avions déjà parlé dans les rubriques communication de ce blog. Rappelez-vous, seulement 30% de la communication passe par les mots ( dont 7% seulement par le choix des mots) le reste soit 23% étant le ton de la voix, le débit, la respiration. Les autres 70% des grands boulevards de la communication étant:
les mimiques du visages
les mouvements du corps
les positions
les regards
les comportements
les actes
les faits
donc voici quelques petites infos sur la signification et sur les signaux que vous envoyez quand vous croisez les bras et les jambes:
3. Vous croisez les jambes...
Si vous êtes un homme, croiser la jambe droite sur la gauche montre votre aisance, la position inverse trahit votre émoi : vous ne maîtrisez plus la situation.
Pour les femmes droitières, croiser la jambe gauche sur la droite montre une personne sans angoisse particulière, mais que la jambe droite recouvre la jambe gauche et tout est dit de l’opposition ou du stress !
Si vous posez votre cheville sur la cuisse, jambe en équerre, vous montrez votre immaturité : comme un ado, vous niez votre nervosité. Pire encore, vous la cachez derrière une fausse désinvolture, rédhibitoire dans un contexte professionnel !
2. Vous croisez les bras...
Bras gauche sur le droit ? Ou bras droit sur le gauche ? Essayez, vous verrez que c’est toujours le même qui, chez vous, prend l’ascendant !
Bras gauche au-dessus : vous avec une attitude défensive... Réfléchi, observateur, voire méfiant, vous savez préserver votre espace vital, votre famille, et défendre vos valeurs et vos idées. Votre confiance en vous dépend de l’estime des autres.
Bras droit au-dessus : vous êtes d’un naturel plutôt offensif, impulsif, fonceur, partant pour toutes les bonnes causes et/ou les nouveautés, vous ne finissez pas toujours ce que vous entreprenez... Vous avez besoin d’avoir confiance en vous pour emporter l’estime des autres.
21:35 Ecrit par CE BLOG dans Communication , Les relations humaines , Management | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communication non verbale, la communication du corps
22.05.2008
Première stratégie en réponse au danger
L'évitement où ce que l'on appelle plus communément la politique de l'autruche est une réponse assez répandue. On sait que le danger pointe le bout de son nez, on est angoissé, mais on fait comme si de rien n'existait.
Alors pourquoi? Plusieurs réponses :
On a fait des erreurs qui peuvent être lourdes de conséquences, et naïvement, comme les enfants, on espère qu'elles passeront inaperçues. On sait que prix à payer va être important, dans les faits - et surtout, que notre image va être sérieusement malmenée. Petite parenthèse - Il est important de comprendre que pour nous tous, notre identité, se forge grâce aux allers-retours constants qui témoignent de l’approbation de nos faits et actes dans le regard des autres et donc par effet retour, de nous-mêmes. Les autres étant, d'abord nos parents, notre famille, l'école, les amis, la société, l'entreprise etc..
Notre identité qui s'enrichit jour après jour, prend la forme d'une certaine idée que nous avons de nous-mêmes, d'une certaine image que nous pensons que les autres ont de nous. Nous y tenons beaucoup et c'est normal.
Plus nous grandissons, plus il est important d'être capable de faire le tri des personnes avec lesquelles ces "allers-retours" pèsent dans la construction de notre identité. Pour certains d'entre nous, ils attacheront plus d'importance qu'il ne le faudrait à l'image qu'ils peuvent représenter aux yeux d'un peu trop de monde. Ils sont donc plus vulnérables et, plus que d'autres, ils se sentiront extrêmement menacé par tout événement susceptible d'écorner cette image.
L'autre raison à l'évitement est que si on reconnait la menace en tant que telle, il va falloir prendre des mesures qui vont impliquer d'importants changements, que pour des raisons x ou y, nous n'avons pas envie de faire pour l'instant où pour lesquels nous ne sommes pas prêts où qui vont nous faire perdre un certains nombre d'avantages.
Et c’est ainsi que l’angoisse et la peur perdurent et se transforment en stress permanent …
21:35 Ecrit par CE BLOG dans coaching , Entrepreneurs , Leadership , Les relations humaines , Management , motivation , Stratégie , stress , Vie personnelle , vie professionnelle , Zéro tracas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : peur, menace, danger, stress, émotion, identité, image de soi
15.05.2008
Peur, menace, danger et autres passe temps de la vie quotidienne
Notre cerveau si complexe fonctionne paradoxalement sur des fondamentaux simples. En fait, à longueur de journée, seulement deux choses l'intéressent:
- Comment nous éviter la douleur
- Où trouver des sources de plaisirs
Eviter et rechercher. Voilà les bases.
Donc, cette puissante machine, passe son temps à scanner l'environnement minutieusement à la recherche des dangers, menaces ou plaisirs et aucun détail ne lui échappe. Heureusement, car sinon, le simple fait de sortir de chez soi et de traverser une rue pourrait signer notre arrêt de mort.
Donc il prend soin de nous, il veille, sans que nous en soyons bien conscient, et règle d'ailleurs nombre de petits problèmes dans son coin ( les réflexes), sauf quand les signaux de menace ou de plaisir vont nécessiter notre intervention pro-active.
Les menaces et dangers sont quotidiens et sont bien susceptibles de nous occasionner une douleur. La première chose utile que fait notre cerveau en cas d'alerte forte, est de nous envoyer, par le biais de messagers chimiques, une émotion que nous ressentons à travers tout notre corps. Je vous fais grâce de tout le mécanisme interne pour arriver directement sur la peur.
La peur est l'état interne que nous fréquentons le plus souvent. Nous avons peur de tout un tas de choses et en permanence. Peur de ne pouvoir assurer sa sécurité matérielle, peur d'être rejeté par les autres, peur de ne pas être aimé, peur de demander, peur d'échouer, peur de nous exprimer, peur de perdre, peur de manquer, peur de l'autre, peur de tomber malade, peur de vivre, peur de mourir physiquement ou virtuellement.
En fait nous devons constamment répondre à toutes ces peurs. C'est comme cela que nous avons évolué.
Alors comment nous y prenons-nous pour répondre correctement à toutes ces peurs et les traiter (ou pas) au même titre que nos affaires courantes.
1ère solution: L'évitement - faire comme si le danger ou la menace n'existait pas
2ème solution: la fuite - la menace ou le danger sont vraiment trop importants et nous pensons, nous croyons que n'avons pas de réponse.
3ème solution : affronter
Nous détaillerons ces trois attitudes dans les prochains billets.
08:30 Ecrit par CE BLOG dans coaching , Leadership , Les relations humaines , Management , stress , Vie personnelle , vie professionnelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : peur, danger, stress, émotions, intelligence émotionnelle
20.03.2008
Organisation du travail et stress
A l'heure où une vaste enquête nationale va être lancée sur le stress au travail qui est la cause de 400 000 maladies et 3 à 3,5 millions de journées de travail perdues, qui touche au sein de l'Union européenne 22% des salariés, contre 5% pour le harcèlement et 5% pour les victimes de violence physique ( source: Novethic), qui serait aujourd'hui, selon l'Agence européenne de sécurité et de santé au travail, le problème de santé le plus répandu dans le monde professionnel, il est bon de rappeler que l'organisation du travail joue un rôle de tout premier plan dans ses causes.
Il ne s'agit pas ici de mettre au banc des accusés, de dénoncer ou de désigner un bouc émissaire, il s'agit d'une responsabilité générale, qui commence sur les bancs de l'école et aux premiers rangs desquels on trouve l'ignorance. Ignorance du fonctionnement humain, ignorance des modes de fonctionnement collectif, ignorance de ce que représente un système, un contexte et ignorance de la gestion des interactions entre les hommes et les systèmes et les contextes.
C'est sur ces sujets que j'avais axé mon livre sur le stress dont se servent nombre de professionnels de l'accompagnement, car il m'avait toujours paru un peu simpliste de recommander aux personnes sous pression de seulement mieux respirer, de se détendre ou d'avoir des pensées positives etc..
Pour avoir accompagné nombre de personnes sous pression, on se rend bien vite compte que c'est l'ensemble des méconnaissances citées plus haut, de part et d'autre, génèrent cette pression, ce stress.
En attendant les résultats de cette enquête, je ne peux que recommander (en dehors de la lecture de mon ouvrage :-) ) à toutes les personnes pouvant être concernées - décideurs, Rh de prendre connaissance de ce document (en français)remarquablement fait, rédigé par "Work, Health and organisation" Université de Nottingham, centre collaborateur de l'OMS et publié par l'OMS en 2004. Très concret et pratique il donne de vrais clés aux entreprises, facile à mettre en œuvre.
organisation_travail_stress.pdf
14:55 Ecrit par CE BLOG dans coaching , Dirigeants , Entrepreneurs , Management , stress , vie professionnelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stress, travail, gestion du stress, coaching, entreprise, rapport Xavier Bertrand
13.02.2008
La communication 100% performante!
Au coeur de la communication, de la vraie communication qui exige la réussite, qui permet au message de passer et d'être reçu à 100%, la notion de cohérence.
La cohérence est un processus qui débouche sur un alignement parfait de la communication verbale et non verbale mais qui va bien au-delà! C'est également là que se joue la notion de charisme.
Le processus de la cohérence c'est:
Je pense et je ressens quelque chose ( on part du principe que vous êtes honnête avec vous-même - ce qui n'est déjà pas une mince affaire)
Je trouve les mots exacts qui vont pouvoir exprimer ce que je pense et ce que je ressens en tenant compte des codes de la communication de mon groupe sociaux culturel.
J'exprime ce que je pense et ce que je ressens avec le ton de voix, le débit de voix, la respiration qui correspondent à ce que je suis en train de dire - exemple d'incohérence - "Tu vas bien?" - Réponse sur un ton de voix atone: "oui très bien." Vous saisissez l'idée? Autre exemple: " il y a un problème?" - Réponse sur un ton de voix coincé et hésitant: " non, aucun problème"
Les expressions de mon corps et les expressions de mon visage correspondent à ce que je suis en train de dire: ici, impossible de tricher. même si vous avez suivi un entrainement intensif - une partie de votre cerveau droit enregistre jusqu'au moindre petit frémissement de la bouche qui ne serait pas conforme à la notion de cohérence et immédiatemment un signal d'alerte se déclenche - comment cela se manifeste t-il? Vous avez une vague sensation de méfiance, vous ne savez pas pourquoi, mais vous ne le "sentez pas". Un exemple de cohérence? Vous gagnez au loto et vous venez d'apprendre la nouvelle. Tout votre corps est transporté de joie, votre ton de voix, ce que vous dites, vos expressions, vos gestes, vos rires. Le langage des gestes et des mimiques, de tout le corps, n'exprime la cohérence que quand il y a une parfaite sincérité, adéquation entre les pensées et ce qui s'exprime.
Enfin il y a la dernière phase et non des moindre: ce sont les comportements et les actes qui suivent: ce que je vais faire ou ne pas faire justement, correspond t-il à ce que j'ai dis sur un ton si convaincant; ( bon accrochez-vous, c'est dur là) je te dis que je t'aime et je ne trouve pas de temps pour toi - ou - dans cette entreprise nous formons une équipe, alors que dans les faits justement, tout démontre qu'il n'y a pas les éléments de confiance, de complémentarité, d'inclusion nécessaires à ce qui constituent les vraies équipes. Bref, toutes les situations quotidiennes de la communication en général, qui font que bien souvent, des signaux partent dans des directions opposées et génèrent de la méfiance.
L'incohérence est toujours en sens unique. Le verbe est court-circuité par le corps, par les comportements et par les actes et les non-actes ( lesquels font passer 90% des messages de communication) qui eux disent vraiment ce qu'ils ont à dire.
je reviendrais sur ces sujets que j'affectionne tout particulièrement.
13:30 Ecrit par CE BLOG dans Communication , Dirigeants , Entrepreneurs , Leadership , Les relations humaines , Management , Vie de couple , Vie personnelle , vie professionnelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communication, charisme, langage, cohérence
30.01.2008
Le charisme et la communication
Parlons de la communication verbale, celle que nous nous plaisons à penser qu'elle transmet 100% de nos messages alors qu'elle transmet à peine 10% d'un message de communication - mais 10% qui en font 100% quand nous sommes dans l'écriture juridique par exemple. Vous me suivez?
Nous, les êtres humains, avons développé un concept sophistiqué pour communiquer: le langage parlé et l'écriture.
Pour l'écriture nous avons évolué de l'image ( premières écritures basées sur les images qui font appel au cerveau droit) au symbôle et aux concepts abstraits et régis par nous par le cerveau gauche désormais.
Une manipulation experte des mots et de la grammaire, voilà un énorme pas franchi par l'homme et qui le distingue sans aucun conteste des autres espèces.
Notre langage parlé et écrit nous a permis de traduire et de véhiculer dans le temps et dans l'espace toutes nos représentations, toutes nos images mentales, nous a permis de stocker notre mémoire collective, de garder la connaissance, de la perfectionner, de multiplier les combinaisons de concepts abstraits, de sophistiquer notre pensée et d'élargir nos champs de conscience ( très important) , d'anticiper, de tisser des liens.
"Ce mode de représentation écrit des objets mentaux"(J.P. Changeux) a été décisif à l'échelle de l'humanité et a permis à l'homme de basculer dans des civilisations permettant l'évolution des êtres humains.
A l'échelle de 2 personnes, le language est, en même temps, source de facilité dans la relation et simultanément source de complication, paradoxalement il peut même devenir source d'incompréhension...
13:55 Ecrit par CE BLOG dans coaching , Communication , Dirigeants , Entrepreneurs , Leadership , Les relations humaines , Management , Vie personnelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communication, charisme
23.01.2008
Le charisme
L'acte de communiquer est paradoxalement d'une grande complexité et d'une incroyable simplicité. Le charisme a tout à voir avec notre façon de communiquer.
Charisme, le mot est entré dans notre langage quotidien. En effet nous parlons facilement du charisme d'un dirigeant, d'une personnalité, mais il est chargé d'une histoire et d'une symbolique assez lourde. C'est important de le savoir car cela induit, sans que nous nous en rendions forcément compte, une pression, une tension. En effet, à l'origine, charisme vient du grec et signifie: " faveur, grâce accordée par dieu". ce qui sous entendrait que certaines personnes auraient été touché par le doigt de dieu et d'autre non... et quelque part, nous nous interrogeons. Pourquoi elle ou lui et pas moi? Pire encore pour nous, héritiers d'une civilisation judeo-chrétienne, en théologie le charisme est un : "Don surnaturel extraordinaire octroyé à un croyant ou à un groupe de croyants, pour le bien commun de la communauté".
Dans la vulgarisation du mot charisme, nous entendons le fait qu'il émane d'une personne un pouvoir d'attraction naturelle, une espèce d'évidence à " être" à s'imposer sans que l'on comprenne vraiment ce que cette personne fait au juste puisque l'on ne sent sent pas agressé et qu'au contraire on se sent attiré.
A cet instant là, je vous dirais que les demandes d'accompagnement sur ces sujets sont empreintes d'un: " que pouvez-vous faire pour me donner un semblant de charisme alors que je n'ai pas eu cette chance de recevoir ce don à ma naissance par les bonnes fées"
En fait, je ne sais pas si certaines personnes ont la chance de recevoir la visite des fées à leur naissance :-)), mais l'affaire est bien ailleurs. Elle se trouve dans la façon que nous avons de communiquer et surtout de l'apprentissage que nous avons eu en la matière et là nous rebouclons sur notre introduction.
La communication passe par 2 grands canaux:
la communication verbale
la communication non-verbale
La communication verbale, ce sont les mots que nous choisissons et la façon dont nous allons les agencer pour en faire des phrases que nous prononcerons ou que nous écrirons ( a peu près 10% de nos messages de communication passent par la communication verbale)
La communication non-verbale, c'est 90% de nos messages de communication
A suivre...
17:30 Ecrit par CE BLOG dans coaching , Dirigeants , Entrepreneurs , Leadership , Les relations humaines , Management , Vie personnelle , vie professionnelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communication, charisme






