24.06.2008

Du coaching pour 45000 jeunes de banlieue

Le plan pour les banlieues de Fadéla Amara prévoit du coaching pour 45000 jeunes en banlieue. C'est une démarche intéressante qui place l'accompagnement au coeur de dispositifs permettant à des personnes de se mettre en mouvement vers des projets et des objectifs. Le coach accompagnera le jeune vers le retour au travail (l'objectif) sur une période de 6 mois. Il s'agit de donner une chance à ceux qui veulent la saisir.


En dehors de ce cas précis, c'est l'initiative d'avoir fait appel à des coachs qui est intéressante.

Cela signifie d'abord que l'accompagnement dynamique tel que le concoit le coaching est apprécié et reconnu. Les personnes que nous accompagnons le savent, il y a un avant et un après coaching. A quoi le voit-on? Eh bien tout simplement au résultat. Le coaching est attaché à la notion de résultat et dans la méthodologie, des indicateurs concrets, qui permettront d'affirmer que le coaching a atteint son objectif, sont définis dès les premières séances.

Ah mais c'est formidable me direz-vous? Oui c'est vrai! Mais la bonne information arrive maintenant: Pourquoi les objectifs sont-ils atteints?

C'est tout simplement parce que l'ingrédient de la réussite d'un coaching c'est la forte motivation du "coaché". Nous le répétons haut et fort, un coach n'est pas un sauveteur qui vient donner des solutions.

Tout son art consiste à mettre en évidence "le coeur d'énergie positive" constitué de la motivation, de tous les talents et compétences, de toutes les ressources de la personne, de s'y attacher, d'exploiter cet énorme potentiel jusqu'à la dernière once et de l'accompagner grâce à différentes techniques.

Mais vous l'avez compris, c'est la personne qui atteint son résultat qui est la personne extraordinaire, c'est elle qui a fait tout le travail, mais très certainement et même surement, elle n'aurait pas atteint les mêmes résultats sans cet accompagnement.

Le coach n'est pas un ami, il n'a pas d'enjeux dans les relations qu'il entretient avec son coaché, il ne va pas être gentil, il n'y a pas d'infantilisation, pas d'attendrissement, le coach n'a pas peur de lui "faire de la peine", le coach ne peut entendre que la vérité, il est là pour restituer la réalité brute à la personne accompagnée, avec les mises en lumière et les parts d'ombre, il est intègre et neutre, voilà sa force.

Pour que ces jeunes profitent pleinement de cet accompagnement, il est important qu'ils soient vraiment très motivés et dans un dynamique pro-active, car les coachs ne sont pas des psychologues qui soutiennent, qui entendent la plainte et les excuses ou la souffrance, ceci est un autre métier.

05.05.2008

La gestion de soi : un "boulôt" compliqué

56e131e6bc13cf660962d0645b891dd9.jpg Se gérer soi-même est un travail complexe et nous n'avons pas forcément la réponse et la solution à toute situation qui se présente. La "machinerie humaine" est très subtile et nous manquons souvent d'un bon mode d'emploi. Parmi les sujets qui sont pour nous les plus délicats à gérer au quotidien es notions de cohérence, de logique. Dans l'énoncé, à priori quoi de plus simple. Je pense quelque chose, je formule ce que je pense et je j'agis en fonction de ce que je pense et de ce que je dis. Hum ... Surveillez vos pensées quotidiennes où vos déclarations d'intention et vous pourrez constater que l'affaire n'est pas si simple.

Prenons un exemple de notre vie quotidienne, délibérément lourd de conséquences: prendre le volant de sa voiture et conduire. Certaines règles sont vitales pour une conduite en toute sécurité qui préserve notre vie, celle des passagers et celle des personnes que nous sommes amenées à croiser sur la route. Une de ces règles concerne l'alcool au volant. Nous sommes pratiquement tous d'accord avec le fait que l'absorbtion d'alcool représente un danger et de nous horrifier lorsque nous apprenons au journal télévisé qu'un conducteur qui avait x gr dans le sang d'alcool a provoqué un accident ayant entrainé la mort de plusieurs personnes... et pourtant, soyons honnêtes, nombre d'entre nous avons déjà pris le volant en sortant du restaurant.

C'est ici que la notion de cohérence et de sa difficulté entrent en jeu. Nous savons, nous sommes d'accords et pourtant,parfois, nous agissons dans le sens opposé. Alors que peut-il bien se passer, pourquoi des personnes adultes et intelligentes se comportent-elles ainsi?

Le mécanisme sournois qui se met en marche porte un nom barbare " la dissonnance cognitive"

Remontons un peu plus en amont...
Nous accédons tous progressivement et lentement à la maturité . La maturité implique que l'on a intégré que le comportement adulte accepte le fait qu'il faut souvent choisir une voie ou une autre et qu'il y a donc des renoncements à faire. Sur le chemin de cette maturité et pendant longtemps, nous avons tous une forte tendance émotionnelle enfantine à vouloir tout avoir en même temps: "avoir le beurre, l'argent du beurre et le ...".

Seulement une partie de nous "rationnelle" sait que cela n'est pas forcément possible car il va falloir bien souvent choisir entre deux choses qui ne peuvent cohabiter ensemble.C'est alors que le "marchandage interne" entre nous et nous va commencer...

"l'alcool au volant est un danger mortel, dans le cadre de la Sécurité routière", il y a "dissonance cognitive" si nous comprenons bien le message tout en étant souhaitant et bien manger et bien boire et prendre sa voiture pour rentrer chez soi ou, cas plus extrême, si nous sommes dépendant de l'alcool sans un désir de se détacher de cette dépendance.

Pour réduire cette dissonance qui crée une pression difficilement supportable, notre esprit nous propose une stratégie:
- soit nous faisons comme si ce message n'existait pas
- soit nous diminuons la portée de ce message,( ce message est vraiment pour les personnes alcooliques)
- soit nous remettons en cause sa fiabilité, sa crédibilité, en racontant par exemple de nombreuses histoires qui démontreraient que ce message n'est pas forcément exact

Et tout ça pourquoi? Pour avoir justement l'impression de rester cohérent et logique...
Compliqué, compliqué ...

30.03.2008

Efficacité personnelle sans effort et sans stress

8d33b86df67e22a22906195e2eba043b.jpg Etre bien organisé, avoir une bonne organisation personnelle … il y a comme un petit air d’austérité derrière ces mots. A la limite, on souhaiterait presque ne pas poursuivre la lecture, on sent déjà pointer la fatigue …
Qui pourrait s’élever contre l’idée d’avoir une bonne organisation personnelle. Etre toujours dans un timing juste et équilibré des diverses priorités de sa vie professionnelle et personnelle, avoir éliminé les retard, les urgences, les contrariétés et le stress qui en résulte. Raisonnablement, c’est du bon sens.

Ce genre de bonnes résolutions, se prend dans des moments de courage durant les quels nous sommes momentanément prêts à faire un effort, suite à quelques mésaventures récentes. Mais ici, c’est le mot effort, qui pêche.

En effet, des efforts, nous en faisons tout au long de la journée, de la semaine, de l’année, souvent plus que nous ne pouvons le supporter déjà, de surcroit, le cerveau est naturellement paresseux et économe quant à l’accomplissement de diverses taches nouvelles. Il fonctionne la plupart du temps en pilotage automatique, sur de larges autoroutes neuronales et il faut avoir de sacrés arguments à lui « vendre » pour qu’il accepte de revoir ses trajets habituels.
En revanche, il est très sensible à notre écologie personnelle et à toutes solutions qui promettent une meilleure qualité de vie. Difficile de le convaincre pour l’effort, mais facile de lui faire miroiter, le mieux vivre.

20.03.2008

Organisation du travail et stress

8e86be63806fd6b22a3b33dce8081448.jpg A l'heure où une vaste enquête nationale va être lancée sur le stress au travail qui est la cause de 400 000 maladies et 3 à 3,5 millions de journées de travail perdues, qui touche au sein de l'Union européenne 22% des salariés, contre 5% pour le harcèlement et 5% pour les victimes de violence physique ( source: Novethic), qui serait aujourd'hui, selon l'Agence européenne de sécurité et de santé au travail, le problème de santé le plus répandu dans le monde professionnel, il est bon de rappeler que l'organisation du travail joue un rôle de tout premier plan dans ses causes.

Il ne s'agit pas ici de mettre au banc des accusés, de dénoncer ou de désigner un bouc émissaire, il s'agit d'une responsabilité générale, qui commence sur les bancs de l'école et aux premiers rangs desquels on trouve l'ignorance. Ignorance du fonctionnement humain, ignorance des modes de fonctionnement collectif, ignorance de ce que représente un système, un contexte et ignorance de la gestion des interactions entre les hommes et les systèmes et les contextes.

C'est sur ces sujets que j'avais axé mon livre sur le stress dont se servent nombre de professionnels de l'accompagnement, car il m'avait toujours paru un peu simpliste de recommander aux personnes sous pression de seulement mieux respirer, de se détendre ou d'avoir des pensées positives etc..

Pour avoir accompagné nombre de personnes sous pression, on se rend bien vite compte que c'est l'ensemble des méconnaissances citées plus haut, de part et d'autre, génèrent cette pression, ce stress.

En attendant les résultats de cette enquête, je ne peux que recommander (en dehors de la lecture de mon ouvrage :-) ) à toutes les personnes pouvant être concernées - décideurs, Rh de prendre connaissance de ce document (en français)remarquablement fait, rédigé par "Work, Health and organisation" Université de Nottingham, centre collaborateur de l'OMS et publié par l'OMS en 2004. Très concret et pratique il donne de vrais clés aux entreprises, facile à mettre en œuvre.
organisation_travail_stress.pdf

12.03.2008

2 clefs fondamentales pour une pleine forme

Deuxième Clef: évitez les longues digestions - la video est en espagnol - j'ai cherché un bon moment une video présentable en français - c'était le meilleur compromis - bien fait et pas trop long, encore une fois je confirme, post pas franchement poétique, mais utile :-) ...


Bon ce post n'est pas très glamour :-) mais c'est un fait et il est vraiment utile. Je vais m'expliquer dans le détail et vous comprendrez mieux à quel point le processus de la digestion joue un rôle clef dans la disponibilité de votre énergie.

La digestion ( au niveau de l'estomac) est une action qui consomme beaucoup d'énergie. Donc le temps que vous employez à digérer, votre énergie est moins disponible.
La digestion commence au niveau de la bouche où certaines enzymes contenues dans la salive s’attaquent à la digestion des sucres. Elle se poursuit au niveau de l'estomac où le suc gastrique transforme les aliments en une bouillie claire. C'est la phase qui exige beaucoup de notre organisme. Les protéines sont digérées en 3 heures, les graisses en 6 à 7 heures.
Ensuite la digestion se poursuit au niveau de l'intestin grêle - transformation des glucides, des protéines et des lipides, et le dernier brassage se fait au niveau du colon.

Donc en fonction de ce que nous mangeons, la digestion (toujours au niveau de l'estomac) peut prendre de 3h à 7h voir plus. Au rythme de 4 repas par jour, nous pouvons facilement comprendre que cette activité joue un rôle prépondérant dans notre vie quotidienne. Si nous soumettons notre estomac à des digestions trop longues et parfois en permanence ( eh oui les grignotages), alors une part importante de notre énergie est consacrée à cette tache oh combien fastidieuse... d'où les états de fatigue qui se font sentir. Il ne nous a pas échappé que les lendemains de repas bien copieux sont souvent particulièrement pénibles ..

Donc l'astuce est de savoir bien diversifier sa nourriture, d'éviter ( principalement le soir - certaines personnes digèrent toute la nuit) le plus possible tout ce qui peut concourir à des digestions qui n'en finissent pas ( les charcuteries grasses - les sauces grasses etc..

10.02.2008

Le coaching pour le Dirigeant

3cb95726450d0403d32d55db853cb832.jpg Vous dirigez une entreprise? De par notre expérience, nous savons que vous êtes seul face à des enjeux importants, face à de vraies problématiques pour lesquelles vous devez prendre chaque jour des décisions qui auront des répercussions sur l'avenir de votre entreprise !

Ce sont nos clients dirigeants qui nous le disent, nombre de problèmes auraient pu être évités, s'ils avaient pu avoir cet échange,en amont, dans cet espace unique et privilégié qu'est la relation de coaching, où cohabitent transparence et confiance, non jugement, absolue confidentialité, alliance, coopération, synergie et énergie.

Le dirigeant est isolé et personne ne vient lui rapporter ce qui se passe vraiment dans l'entreprise. Non informé c'est au moment d'une crise qu'il peut découvrir des dysfonctionnements qui duraient depuis un certain temps.

Pourquoi?

Parce toutes les personnes qui l'entourent, que ce soient les collaborateurs, les conseils, les fournisseurs et même les clients, n'osent , ne peuvent ou ne veulent "contrarier" le "patron" ou s'opposer et déclencher son courroux ", parce que l'accès direct et le franc parler sont compliqués.

De plus, les dirigeants sont des "personnalités" souvent avec des "ego" forts. Il sont sûrs d'eux même et ils sont persuadés qu'ils ont raison. C'est à cause de ces caractéristiques qu'ils deviennent dirigeants mais c'est aussi pour cela que ni les amis, ni les proches ne peuvent leur renvoyer une image exacte de leur réalité entrepreneuriale. Le dirigeant n'aime pas qu'on lui assombrisse le "tableau" . Un lien très fort existe entre son identité et son entreprise et il fuit tout feed-back à connotation négative.

Autour du dirigeant, il existe trop d'enjeux dans les interactions qu'il est amené à avoir tout au long de la journée et c'est pour toutes ces raisons, qu'il est d'autant plus isolé.

Un bon coach n'a pas de relation à enjeux avec ses clients. Le coach est un allié inconditionnel mais il n'est pas complaisant. Par son questionnement pertinent, il a pour principale vertu de renvoyer la réalité telle qu'elle est , sans jugement, sans idée préconcue.
Le coach possède une expertise dans le questionnement qui permet de mettre à jour, non seulement la réalité du contexte, la réalité des comportements,les ressources inexplorées à ce jour et potentialités insoupçonnées de son client.

Il se tient aux cotés de son client et il n'a qu'un objectif : la réussite de son "champion". Pour cela,il est très exigeant, il ne devient pas "l'ami", il n'a pas de relation avec son client en dehors de la relation de coaching, il reste dans son rôle et il disparaît quant les objectifs sont atteints.
C'est dans cette posture qu'il garde sa capacité ,à forte valeur ajoutée, à jouer le rôle de celui qui est capable de "renvoyer" la réalité "brut"du contexte et des comportements de son client.

Au fil de la séance ou des séances, grâce à cette alliance, le client coaché met en place les solutions qui donnent les résultats recherchés.

Le dirigeant s'adresse à un coach soit:

- quand il doit faire face à une problématique sérieuse sur la quelle il se sent isolé
- quand il souhaite améliorer ses compétences managériales car il s'aperçoit que: soit ses collaborateurs ont peur de lui, soit parcequ'il a du mal à asseoir une autorité sereine, ou parce qu'il s'interroge sur la mauvaise ambiance où les dysfonctionnements qu'il peut y avoir dans son entreprise et qu'il soupçonne ( souvent à juste titre :-)) qu'il y est peut-être pour quelque chose.
- quand il est devant des challenges à saisir et qu'il s'interroge sur sa capacité à les relever dans le contexte actuel - (ici l'alliance avec son coach joue un rôle déterminant)
- quand il va devoir intervenir en public
- quand il doit préparer une réunion ou un rendez-vous très important - et les débrieffer
- quand il veut réfléchir à une situation et prendre du recul
- quand il va devoir communiquer sur son entreprise ( interviews - presse etc..)
- quand il veut développer son charisme, son leadership, son intelligence émotionnelle et sociale

15.12.2007

Et vous, comment gérez-vous votre temps?

55ec11ece6488c73cdc66f4c6c5ffc0f.jpg A force d'entendre certaines expressions, elles se banalisent: gestion du temps ! hum .. et pourtant, je serais tentée de dire, bien gérer son temps pour ne pas laisser passer sa vie à coté.

A force d'entendre certaines expressions, elles se banalisent: gestion du temps ! hum .. et pourtant, je serais tentée de dire, bien gérer son temps pour ne pas laisser passer sa vie à coté.

Au cours des entretiens de coaching et en le vivant soi-même, on ne manque pas d'être parfois saisi par le gaspillage d'énergie, d'opportunité, de bien-vivre et de bien être qui découlent d'une espèce de mollesse que nous avons à accepter le fait de gérer correctement notre temps. Le fait même d'entendre cette expression rebute. " Quoi avec tout ce que j'ai à faire, il va falloir en plus que je gère mon temps?" - laissons la spontanéité s'exprimer - Il y a déjà suffisamment de contrainte! Et bien oui justement il y a trop de contraintes et c'est pourquoi rajouter cette ultime contrainte sera finalement celle qui nous libérera des autres.

Quand on ne gère pas son temps, on finit par avoir tout faux et il ne reste que les corvées, les urgences, le cadre, la routine, l'habitude, le stress, la fatigue. On ne peut plus rattraper le temps que l'on a pas pris pour soi, pour sa santé, pour sa forme, pour sa famille, pour son amour, pour sa vie de couple, pour la vie tout court.

Notre vie s'articule autour de plusieurs responsabilités. Je m'explique: responsabilité signifie que je suis celui qui répond: je me suis engagé à apporter une réponse à travers un rôle que je me suis donné et que je me porte garant du fait que je mets tout en œuvre pour apporter les bonnes réponses liés à ce rôle. Par exemple, je suis la mère ou le père de mon enfant - c'est une responsabilité que j'exerce à travers ce rôle de mère ou de père. Dans mon travail, j'ai une fonction - je suis embauché en tant que ... directeur des ressources humaines, comptable, contrôleur du ciel. J'ai choisi cette activité ou je l’ai accepté.

Donc qui dit plusieurs rôles: mari, femme, amie, ami, frère ou sœur, enfant de, citoyen, propriétaire ou locataire, dit plusieurs projets, objectifs, tâches à accomplir. Et tous ces rôles vont chercher quoi? VOTRE TEMPS !

12.12.2007

3ème idée reçue sur le stress

La troisième idée reçue serait qu’il existe des événements plus ou moins stress0c8218d21cfb3698eb04d4fe942f7522.jpgants. C’est vrai et faux à la fois.

Vrai, quand nous sommes les enfants issus d’une même culture qui nous a dicté un fond de croyances communes. C’est pour cela qu’il existe une échelle d’événements stressants pour les occidentaux : la mort, le divorce, le mariage etc… En revanche dans certains pays, la mort n'est pas considérée comme un facteur de stress.

Cette idée est fausse lorsque l’on comprend que le stress est une affaire de perception. Ce n’est pas l’événement qui est stressant, c’est la représentation que nous en avons. Nous avons parlé plus haut d’une rencontre entre l’homme et son environnement. Que se passe‐t‐il précisément à ce moment ?

En fait, à ce moment précis, nous nous posons (inconsciemment) deux questions fondamentales auxquelles nous donnons deux réponses (tout aussi inconscientes) déterminantes pour la suite des événements.

1 – Quelle lecture est ce que je fais de cette situation et représente‐t‐elle une menace ? La réponse est donnée sous la forme d’une évaluation notée de 1 à 5 sur « l’échelle du danger ».

2 – Ai‐je les capacités, les potentialités, les ressources nécessaires pour apporter une réponse satisfaisante à cette situation ? Là aussi, une lecture concernant la qualité et la quantité de nos ressources est faite et une réponse,
toujours inconsciente, est apportée sous la forme d’une note sur une échelle de 1 à 5.

Donc, si la première lecture donne une évaluation négative de la situation – par exemple 4 sur 5 : danger très élevé – et si la deuxième laisse apparaître un niveau faible de ressources – par exemple 1 sur 5 –, nous obtenons un fossé important entre notre représentation de la situation et l’interprétation de notre capacité à y répondre de façon satisfaisante. Notre esprit fonctionne ainsi. Pas une seconde ne s’écoule sans que notre cerveau ne se livre à cet exercice. Soit il identifie clairement la situation et possède les réponses. C’est tout ce qui est du ressort des habitudes, de la routine, d’un métier maîtrisé, d’un savoir‐faire. Ce type de situations est majoritaire dans notre existence pour la plupart d’entre nous et heureusement.
Soit la situation n'est pas parfaitement claire, mais il établit des liens avec des circonstances qui lui sont familières et mise alors sur un ou deux points forts. C’est la situation de défi, stimulante ou légèrement stressante, mais qui débouche sur des réponses satisfaisantes.
Ces circonstances sont déjà moins fréquentes et, selon leur tempérament, certains les recherchent alors que d’autres s’en écartent soigneusement.

Enfin, il existe la vraie situation de stress. C’est celle où l’environnement a été identifié comme incertain, inconnu voire hostile et pour laquelle nous ne percevons pas de réponse à notre niveau. C’est ici que s’enclenche le processus de stress.