20.03.2008
Organisation du travail et stress
A l'heure où une vaste enquête nationale va être lancée sur le stress au travail qui est la cause de 400 000 maladies et 3 à 3,5 millions de journées de travail perdues, qui touche au sein de l'Union européenne 22% des salariés, contre 5% pour le harcèlement et 5% pour les victimes de violence physique ( source: Novethic), qui serait aujourd'hui, selon l'Agence européenne de sécurité et de santé au travail, le problème de santé le plus répandu dans le monde professionnel, il est bon de rappeler que l'organisation du travail joue un rôle de tout premier plan dans ses causes.
Il ne s'agit pas ici de mettre au banc des accusés, de dénoncer ou de désigner un bouc émissaire, il s'agit d'une responsabilité générale, qui commence sur les bancs de l'école et aux premiers rangs desquels on trouve l'ignorance. Ignorance du fonctionnement humain, ignorance des modes de fonctionnement collectif, ignorance de ce que représente un système, un contexte et ignorance de la gestion des interactions entre les hommes et les systèmes et les contextes.
C'est sur ces sujets que j'avais axé mon livre sur le stress dont se servent nombre de professionnels de l'accompagnement, car il m'avait toujours paru un peu simpliste de recommander aux personnes sous pression de seulement mieux respirer, de se détendre ou d'avoir des pensées positives etc..
Pour avoir accompagné nombre de personnes sous pression, on se rend bien vite compte que c'est l'ensemble des méconnaissances citées plus haut, de part et d'autre, génèrent cette pression, ce stress.
En attendant les résultats de cette enquête, je ne peux que recommander (en dehors de la lecture de mon ouvrage :-) ) à toutes les personnes pouvant être concernées - décideurs, Rh de prendre connaissance de ce document (en français)remarquablement fait, rédigé par "Work, Health and organisation" Université de Nottingham, centre collaborateur de l'OMS et publié par l'OMS en 2004. Très concret et pratique il donne de vrais clés aux entreprises, facile à mettre en œuvre.
organisation_travail_stress.pdf
14:55 Ecrit par CE BLOG dans coaching , Dirigeants , Entrepreneurs , Management , stress , vie professionnelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stress, travail, gestion du stress, coaching, entreprise, rapport Xavier Bertrand
12.12.2007
3ème idée reçue sur le stress
La troisième idée reçue serait qu’il existe des événements plus ou moins stress
ants. C’est vrai et faux à la fois.
Vrai, quand nous sommes les enfants issus d’une même culture qui nous a dicté un fond de croyances communes. C’est pour cela qu’il existe une échelle d’événements stressants pour les occidentaux : la mort, le divorce, le mariage etc… En revanche dans certains pays, la mort n'est pas considérée comme un facteur de stress.
Cette idée est fausse lorsque l’on comprend que le stress est une affaire de perception. Ce n’est pas l’événement qui est stressant, c’est la représentation que nous en avons. Nous avons parlé plus haut d’une rencontre entre l’homme et son environnement. Que se passe‐t‐il précisément à ce moment ?
En fait, à ce moment précis, nous nous posons (inconsciemment) deux questions fondamentales auxquelles nous donnons deux réponses (tout aussi inconscientes) déterminantes pour la suite des événements.
1 – Quelle lecture est ce que je fais de cette situation et représente‐t‐elle une menace ? La réponse est donnée sous la forme d’une évaluation notée de 1 à 5 sur « l’échelle du danger ».
2 – Ai‐je les capacités, les potentialités, les ressources nécessaires pour apporter une réponse satisfaisante à cette situation ? Là aussi, une lecture concernant la qualité et la quantité de nos ressources est faite et une réponse,
toujours inconsciente, est apportée sous la forme d’une note sur une échelle de 1 à 5.
Donc, si la première lecture donne une évaluation négative de la situation – par exemple 4 sur 5 : danger très élevé – et si la deuxième laisse apparaître un niveau faible de ressources – par exemple 1 sur 5 –, nous obtenons un fossé important entre notre représentation de la situation et l’interprétation de notre capacité à y répondre de façon satisfaisante. Notre esprit fonctionne ainsi. Pas une seconde ne s’écoule sans que notre cerveau ne se livre à cet exercice. Soit il identifie clairement la situation et possède les réponses. C’est tout ce qui est du ressort des habitudes, de la routine, d’un métier maîtrisé, d’un savoir‐faire. Ce type de situations est majoritaire dans notre existence pour la plupart d’entre nous et heureusement.
Soit la situation n'est pas parfaitement claire, mais il établit des liens avec des circonstances qui lui sont familières et mise alors sur un ou deux points forts. C’est la situation de défi, stimulante ou légèrement stressante, mais qui débouche sur des réponses satisfaisantes.
Ces circonstances sont déjà moins fréquentes et, selon leur tempérament, certains les recherchent alors que d’autres s’en écartent soigneusement.
Enfin, il existe la vraie situation de stress. C’est celle où l’environnement a été identifié comme incertain, inconnu voire hostile et pour laquelle nous ne percevons pas de réponse à notre niveau. C’est ici que s’enclenche le processus de stress.
10:30 Ecrit par CE BLOG dans Dirigeants , Entrepreneurs , Leadership , Management , Vie personnelle , vie professionnelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stress, travail, gestion du stress, coaching






