15.06.2008

3ème stratégie face au danger - affronter

L'affrontement est donc la troisième stratégie qui puisse être adoptée face au danger, à la peur.
Dans le cas de l'affrontement, bien souvent une autre émotion vient se substituer ou vient accompagner la peur, il s'agit de la colère. On ne peut plus tolérer cette situation, et un afflux de catécholamines envahit l'organisme qui va alors se lancer dans l'action; elle sera ensuite suivie d'une deuxième onde issue de l'amygdale qui entretiendra une énergie qui peuvent durer des heures.
Mais c'est ici que le troisième larron, le cortex rationnel va jouer son rôle. Et son rôle justement est la prise de recul et l'examen des faits objectifs ( ou du moins le croit-il).

Donc reprenons:
1er cas, vous envisagez d'affronter parce que vous ne voulez plus ou ne voulez pas subir cette situation. Votre corps boosté par les hormones est en posture guerrière, vous êtes prêt à en découdre. Votre cortex analyse alors les faits, la situation et comme l'objectivité n'existe pas, l'évaluation des ressources est erronée, surévaluée - vous êtes persuadé que vous allez assurer et d'un autre coté, les représentations envoyées par la colère sous forme d'images vous excitent de plus en plus.. vous affrontez - vous perdez.



2ème cas: idem, vous envisagez d'affronter: vous avez toujours le poil dressé, votre cortex évalue la situation et surtout les ressources sont correctement et objectivement recensées ( ce qui fait la différence entre une évaluation du cortex plus ou moins objective pourra être expliqué ultérieurement). Donc vous estimez que vous allez assurer, vous affrontez, vous gagnez.

3ème cas: dans des situations plus extrêmes, il est important de savoir que le cortex peut être court-circuité et que l'action sera en ligne directe avec l'amygdale sans aucune zone tampon. C'est ce qu'en terme plus quotidien on appelle plus communément "pétage de plombs" dont les conséquences peuvent être fatales pour l'ensemble des personnes concernées.

Le conseil: dans l'affrontement, il y a une exacerbation de la situation, on a décider de prendre un raccourci, d'en finir. Le corps est sous l'emprise d'hormones qui procurent de la puissance, de l'énergie, de la force - ce qui veut dire que toutes les conditions sont réunies pour laisser place à la violence qui s'exprimera sous une forme ou une autre. La meilleure recommandation que l'on puisse faire, quelque soit le cas de figure ( sauf si vous avez un lion prêt à vous sauter à la gorge) est de DOUBLER LE TEMPS d'ATTENTE ET DE REFLEXION POUR CREER L'EFFET PRISE DE RECUL.

15.05.2008

Peur, menace, danger et autres passe temps de la vie quotidienne

4a103e41ad12ed7e09f5f6e20b590a6c.jpg Notre cerveau si complexe fonctionne paradoxalement sur des fondamentaux simples. En fait, à longueur de journée, seulement deux choses l'intéressent:

- Comment nous éviter la douleur
- Où trouver des sources de plaisirs
Eviter et rechercher. Voilà les bases.

Donc, cette puissante machine, passe son temps à scanner l'environnement minutieusement à la recherche des dangers, menaces ou plaisirs et aucun détail ne lui échappe. Heureusement, car sinon, le simple fait de sortir de chez soi et de traverser une rue pourrait signer notre arrêt de mort.

Donc il prend soin de nous, il veille, sans que nous en soyons bien conscient, et règle d'ailleurs nombre de petits problèmes dans son coin ( les réflexes), sauf quand les signaux de menace ou de plaisir vont nécessiter notre intervention pro-active.
Les menaces et dangers sont quotidiens et sont bien susceptibles de nous occasionner une douleur. La première chose utile que fait notre cerveau en cas d'alerte forte, est de nous envoyer, par le biais de messagers chimiques, une émotion que nous ressentons à travers tout notre corps. Je vous fais grâce de tout le mécanisme interne pour arriver directement sur la peur.

La peur est l'état interne que nous fréquentons le plus souvent. Nous avons peur de tout un tas de choses et en permanence. Peur de ne pouvoir assurer sa sécurité matérielle, peur d'être rejeté par les autres, peur de ne pas être aimé, peur de demander, peur d'échouer, peur de nous exprimer, peur de perdre, peur de manquer, peur de l'autre, peur de tomber malade, peur de vivre, peur de mourir physiquement ou virtuellement.

En fait nous devons constamment répondre à toutes ces peurs. C'est comme cela que nous avons évolué.

Alors comment nous y prenons-nous pour répondre correctement à toutes ces peurs et les traiter (ou pas) au même titre que nos affaires courantes.

1ère solution: L'évitement - faire comme si le danger ou la menace n'existait pas
2ème solution: la fuite - la menace ou le danger sont vraiment trop importants et nous pensons, nous croyons que n'avons pas de réponse.
3ème solution : affronter

Nous détaillerons ces trois attitudes dans les prochains billets.

30.12.2007

L'intelligence émotionnelle, la clef d'une vie réussie

Goleman Social intelligence

Le concept de l'intelligence émotionnelle pourrait se résumer ainsi. Tous les jours, à chaque heure, nous réagissons à différents événements, conversations, échanges. Des réactions conditionnées par: "qui nous sommes", nos pensées, notre éducation, notre culture etc.. l'empilement de ces "conditionnements" abrite la construction d'un panel d'émotions fortes - peur, colère, tristesse, enthousiasme, joie.
Ces émotions ( c'est leur fonction) déclenchent des comportements et des actions soit judicieuses soit innapropriées dont nous supportons les conséquences. Ceux qui prennent le temps de comprendre ce qui se cache derrière leur comportements, actions, décisions, décryptent mieux la teneur de leurs émotions et apprennent ainsi à gérer leurs interactions, d'abord avec eux-mêmes et avec leurs proches, leur environnement.

Oui l'intelligence émotionnelle cache un concept brillant sous une appellation un peu rébarbative. Oui beaucoup de choses peuvent changer quand on commence à s'intéresser à soi et à mieux comprendre le fonctionnement de tout cela. Non il n'y a pas de fatalité dans la façon dont nous nous comportons, il y a souvent et seulement des grands pans de mode d'emploi qui manquent à l'appel et d'ignorance.

Ici Goleman parle de la " Social intelligence" et des neurosciences où comment nos cerveaux entrent naturellement en interaction.